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Pseudo City: Chapitre 2 - Dégats collatéraux
 
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Crise de confiance

 
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Héléna Wilhazen
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MessagePosté le: Dim 7 Déc 2014 - 02:24    Sujet du message: Crise de confiance Répondre en citant

Héléna regardait par la fenêtre sans voir au dehors. La nuit était noire, et le verre lui renvoyait son propre reflet, une jeune femme aux cheveux noirs et au visage terne, couverte de pansements. Elle semblait plus mince, elle avait du perdre du poids durant son hospitalisation. La nourriture de l’hôpital était mangeable, quoique fade, mais elle n'en mangeait pas en assez grande quantité pour se remplumer. Elle inquiétait son médecin et ses infirmières, elle le voyait bien. Mais au final, elle s'en foutait.

Les visites d'Elizabeth se faisaient de plus en plus rares, comme si la jeune femme qui la retenait ici n'avait pas que ça à faire, qu'au fond, cette prisonnière qui l'avait amusée quelques temps n'en valait pas la peine.

Malgré sa volonté de ne pas se laisser abattre, Héléna devait bien avouer que la solitude lui pesait.

Elle avait pourtant l'habitude de passer du temps sans rencontrer âme qui vive, enfermée dans son garage à travailler sur ses projets. Pourtant chaque soir, elle prenait le temps d'échanger sur internet avec ses contacts, d'envoyer quelques sms à des gens qui ne la connaissaient pas, mais donc les réponses lui permettaient de se sentir vivante. Dans ce monde où chaque visage cache un mensonge, elle avait apprit à apprécier ces échanges anodins avec des inconnus. Elle pouvait ainsi mettre des mots sur ses pensées, faire le tri, sans pour autant s'inquiéter de l'impact potentiel de ses confidences à autrui. Après tout, parler avec ces gens du bout du monde était une forme de liberté, une preuve qu'au delà des murs de cette ville, l'espoir était encore possible.

Le visage souriant de son ancien mentor prit le dessus sur ses pensées, et elle ferma les yeux sur son lit d'hôpital. Son mentor, cet homme qui avait tant fait pour la ville à son époque, celui que Julian et elle avaient respecté, adoré même parfois... celui qui leur avait permis de tenir dans cette ville sans loi, qui avait édicté des règles et permis un semblant de cohérence dans tout ce bordel médiatique et politique... Cet homme qui était retourné dans le monde lorsqu'il avait atteint l'âge, et leur avait promis aide et assistance...

La douleur enfla dans la poitrine de la jeune fille, blessure profonde que nul chirurgien ne pourrait jamais soigner.

"Il n'y a qu'une chose pire que la trahison gamine, et c'est la bêtise ! Dixit Audiard ouaip !"

Les mots de son père lui revinrent en esprit et elle retint un sanglot. La bêtise... oui ! Qu'elle bêtise en effet ! Elle qui croyait pouvoir contourner les règles, le destin lui avait joué un bien vilain tour.

Un bruit de pas dans le couloir la mit sur le qui-vive, et elle se fustigea elle-même. Pleurer comme une enfant n'allait pas résoudre la situation. Ho, et puis après tout, que pouvait-elle bien faire dans sa situation ? Sans téléphone ni technologie d'aucune sorte, seule dans cette chambre vide et froide sans autre visite que le personnel médical et son hôte, quelle importance ? Le couloir était gardé, et elle pouvait à peine marcher sans aide de toutes façons. Même prendre une douche s'avérait pire qu'un parcours du combattant.

L'infirmière blonde toujours impeccablement maquillée qu'elle avait surnommé Barbie entra dans sa chambre sans allumer la lumière, pensant vraisemblablement qu'elle dormait. Elle avança dans la pièce jusqu'au pied du lit où étaient résumé sur papier les derniers résultats d'examen de sa patiente, en grommelant sur l'écriture médiocre de ces collègues. Quel professionnalisme ! Héléna rouvrit légèrement les yeux en entendant un "bip" léger qui n'avait rien à faire là, et sourit intérieurement. A travers la poche de la blouse de Barbie, un petit écran émettait une lumière blanche. Un portable ! La chance était de retour...

Alors que Barbie sortait l'engin pour jeter un oeil à ce qu'on lui demandait, Héléna commença à respirer fortement en bénissant les addictes à leur téléphone, qui prenaient des risques pour ne pas perdre un seul l'instant leur connexion au monde. Il est vrai que louper l'appel . Alors que l'infirmière rangeait l'engin dans sa poche, Héléna se redressa, tendant les bras vers le vide à gauche de son lit, et simula une forte crise d'angoisse. Elle en avait assez fait durant ses premières nuits dans cette chambre pour se rappeler des symptômes. Barbie tomba dans le panneau de manière très professionnelle, et s'approcha d'elle pour lui saisir les épaules dans le but de la rallonger, tout en lui parlant de choses inutiles pour la calmer. Héléna en profita pour lui subtiliser l'appareil. Elle fit mine de se calmer et de se rendormir en quelques minutes, arrachant un soupir de soulagement à Barbie qui s'empressa de quitter la chambre pour rejoindre les étages inférieurs avant une nouvelle crise de la part de sa patiente.

Héléna ouvrit le téléphone en plissant les yeux, n'ayant que la faible lumière filtrant sous la porte pour s'éclairer, et désactiva le son. Barbie n'avait même pas pris la peine de munir son téléphone d'un mot de passe, ce qui lui faisait gagner un temps précieux.

Son premier réflexe fut d'envoyer un sms à Julian. Elle n'avait jamais eu de problème pour retenir les numéros de son répertoire, sachant parfaitement qu'il était très facile de perdre ce genre de données. Elle navigua un instant dans les icônes mal rangés des 7 écrans disponibles, et se figea net. Les yeux rivés sur la date affichée en rose bonbon, ses mains se mirent à trembler avec force.

Cela ne faisait pas que quelques jours qu'elle se trouvait à l'hôpital, mais bien plusieurs mois, presque un an complet ! Son comas avait duré bien plus longtemps qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Le choc était rude.

L'esprit vide, elle pianota avec difficulté sur le clavier du téléphone, et envoya un message à son chef de clan pour l'informer de là où elle se trouvait, forçant ses muscles à agir avant de perdre tout contrôle sur elle-même. Elle regarda clignoter l'accusé de réception sans l'ouvrir, les mains crispées sur le téléphone.

Un an... Elle avait faillit à sa mission, abandonné les siens pour une amourette qui lui avait coûté beaucoup plus qu'elle n'oserait jamais l'avouer. Consciente de son erreur comme si on lui avait arraché les tripes, elle se maudit avec toute la force qui lui restait. La douleur dans sa poitrine se transforma en glace, et le froid s'insinua en elle alors que la température de la pièce n'avait pas bougé d'un degré.

Eliz avait raison depuis le début.

Héléna avait perdu.

---

Alors que le sommeil la fuyait toujours, que ses pansements la grattaient et qu'elle attendait avec appréhension l'arrivée de l'équipe que Julian allait certainement envoyer pour la récupérer, l'écran du téléphone de Barbie s'alluma de nouveau en vibrant. Certainement un nouveau message pour la blonde. Ou peut-être une réponse de Julian... Héléna préférait ne pas y penser. Jamais elle n'avait à ce point appréhendé des retrouvailles.

Mais cet icône en forme d'enveloppe lui rappela également autre chose. Des échanges qu'elle avait toujours apprécié même si elle n'avait jamais su à qui elle parlait. Étrangement, jamais elle n'avait ressenti le besoin de lancer ses serveurs à la recherche de la véritable identité de sa correspondante. A croire que discuter avec une inconnue apportait un certain réconfort, une certaine liberté, lui offrant également son propre anonymat.

Ignorant difficilement le nouveau message reçu, elle ouvrit l'éditeur de texte et commença à taper quelques mots, effaçant, hésitante.


"Salut. Désolée pour le silence. Je souhaitais te demander... As-tu déjà trahis ce en quoi tu tenais le plus ?"

Ecrire ces mots lui firent encore plus mal, la firent se sentir encore plus misérable. Elle tapa le numéro de tête, et envoya le message dans un sanglot. Quelques instants plus tard, l'accusé de réception éclaira la pièce en faisant vibrer le téléphone, puis le silence revint, seulement percé par les sanglots de la jeune femme.
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MessagePosté le: Dim 7 Déc 2014 - 02:24    Sujet du message: Publicité

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Harmony Sanglarowsky
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MessagePosté le: Lun 15 Déc 2014 - 23:56    Sujet du message: Crise de confiance Répondre en citant

Cela ne vous est-il jamais arrivé de chercher votre téléphone alors que rien ne vous y prédestiné ? Et de voir, comme par hasard, que quelqu’un vous appelait à ce moment là alors que vous aviez mis votre téléphone en silencieux par erreur ? Ces aléas du destin nous font tous sourire, à croire que quelque chose nous surveille pour que certaines choses se passent inéluctablement. Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé pour Harmony mais sa réaction fut la même.

Alors qu’elle se reposait sur un banc, elle se décida à sortir ses béquilles pour pouvoir continuer à flâner mais sa main attrapa son téléphone portable. Elle n’y avait pas touché depuis plusieurs mois, enfin depuis quelques heures en vrai. Elle l’avait chargé la veille au soir mais ne l’avait pas allumé. Et là, comme par instinct, elle se décida à le faire. Il fallait maintenant réussir à trouver le code PIN. Cela ne fut pas bien compliqué, sa mémoire physique le lui rappelle en l’espace d’une dizaine de seconde. Un, sept, trois, neuf. Un N inversé ou pour quelqu’un qui écrit vite et qui connait Amy : un H. L’absence de fond d’écran lui fit comprendre que ce téléphone n’avait que peu d’importance à ses yeux. Pas de photos, cinq numéros enregistrés et surtout aucun appel en absence. Etait-elle si désagréable pour qu’elle n’ait manqué à personne ?

Elle s’apprêtait à le ranger lorsqu’une vibration la rappela à l’ordre. Un numéro inconnu. Cela ne la surprit pas plus que ça, en fouillant dans les messages reçus, elle avait remarqué qu’elle échangeait régulièrement avec une personne dont elle ne connaissait rien. Seule présence personnelle qui l’entourait depuis longtemps.


"Salut. Désolée pour le silence. Je souhaitais te demander... As-tu déjà trahis ce en quoi tu tenais le plus ?"

Ce message était perturbant. Très perturbant. Elle avait trahi tout ce à quoi elle avait cru. Elle n’était plus la même, elle se rattachait à une religion qui n’avait plus de sens à ses yeux à ce jour. Que pouvait-elle répondre, elle qui n’était plus l’ombre d’elle-même. Malgré tout, elle tenta une réponse.

"Non, pas vraiment. Enfin, je ne sais plus vraiment… Mais j’ai trahi ce que j’étais… Ou du moins, ce que je croyais être moi. Qu’est ce qui te travaille autant pour que tu en viennes à me poser la question ? Je ne sais pas si je peux vraiment t’aider mais je peux toujours essayer."

Harmony ne s’attendait pas à recevoir un tel message en plein milieu de la nuit. Cela reflétait ce qu’elle avait vécu il y a quelques mois et ce n’était pas une sensation très agréable. De plus, l’ambiance froide et sombre ne favorisait pas les pensées positives. En attendant une possible réponse, Amy leva la tête et laissa son regard se perdre sur la lune et ses pensées s’envolaient.

[HJ : Voilà, c'est fait. Pas bien grand comme post mais je trouve ça plutôt correct ^^. Bisous !!!]
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Julian Hawksbury
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MessagePosté le: Sam 20 Déc 2014 - 12:06    Sujet du message: Crise de confiance Répondre en citant

De la paperasse, des rapports - tous identiques - sur cette fichue drogue qui n'en finissait pas de ravager le petit environnement stérile de cette ville et quelques coups de fils d'abrutis qui ne se souvenaient plus des ordres qu'on leur avait donné ou qui avaient peur de mal faire. Tel était le quotidien de Julian depuis quelques semaines. Il n'y avait jamais aucune bonne nouvelle, ni aucune mauvaise d'ailleurs, que de la routine grisâtre dans un petit building au centre du quartier nord: le QG des Brainstormers. Le bureau vitré du chef de clan était insonorisé, et pourtant il pouvait très distinctement percevoir la vibration des voix des Brainstormers passant dans le couloir. Sans doute rien de très important, comme d'habitude. Cette ville était devenue désespérante depuis quelques mois. La drogue affluait, on tentait de stopper le canal de distribution détecté et un autre faisait surface ailleurs, sans jamais discontinuer. Des gens mouraient, c'était la vie. Quelle triste et chienne de vie !

Et dire qu'il avait trouvé la cause de toute cette folie, celle qui avait provoqué le déferlement de drogue et qui ne semblait même pas atteinte par une once de remord: Elizabeth. Pourquoi toutes les emmerdes qu'il pouvait rencontrer tournaient toujours autour d'elle ? Pourquoi voulait-elle absolument jouer un jeu avec lui, un jeu mortel dont les autres habitants de cette ville n'en sortiraient pas vivants ? Et par-dessus tout, pourquoi voulait-on détruire cette seule oasis de survie où les adolescents pouvaient trouver refuge le temps de pouvoir réintégrer la vie des adultes ? Elizabeth n'était pas son plus gros problème, mais bel et bien le problème qui en créait le plus. Elle le rendait parfois chèvre, il fallait bien l'avouer.

Tandis qu'il était en train d'essayer de se remémorer le nombre de problèmes et de situations compliquées dans lesquelles elle l'avait balancé sans vergogne, son téléphone portable se mit à vibrer, signalant l'arrivée d'un nouveau message. Il était rare qu'on lui adresse un message à la place de l'appeler, ce qui attira son attention. Il soupira, se redressa dans son siège en cuir noir et attrapa ledit téléphone pour en consulter les messages. Ce qu'il trouva lui provoqua un frisson le long du dos.

Citation:

De **Numéro inconnu**
Hopital. HELP. LNA
Julian sauta de son siège et sortit du bureau d'un pas décidé, manquant de justesse une collision avec un membre qui venait le voir, une pile de documents dans les bras. Il articula quelques mots d'excuse et se dirigea vers le bureau de Ben Mormax. Vide. Voilà qui était contrariant... toujours kidnappé quand on avait besoin de lui, celui-là ! Il arriva au bureau d'accueil du QG et s'adressa directement à une jeune femme aux cheveux châtin clair qui y était postée:
- Convoquez-moi l'unité trois de la milice immédiatement et envoyez-les au centre médical, j'y serai pour leur donner les instructions. Dites-leur que c'est un kidnapping. C'est urgent.

La jeune femme acquiesça et partit d'un pas pressé vers un téléphone pour signaler le problème. Quelques minutes plus tard, deux camionnettes noires sur lesquelles on avait collé un insigne représentant la milice du nord déboulaient devant le centre médical. Une dizaine d'hommes en sortirent et se précipitèrent à l'entrée principale où Julian les attendait. Sans s'embarrasser de protocoles ou de politesses, il annonça:
- Il y a, dans ce bâtiment, une Brainstormer nommée Héléna Wilhazen. Elle est retenue contre sa volonté, probablement dans une chambre isolée. Fouillez-moi ce bâtiment et rapportez-moi tout élément sortant de l'ordinaire. En cas de pépin, vous avez l'autorisation de faire usage de la force. Deux d'entre-vous restent ici pour surveiller l'entrée, les autres, trouvez-là !

Sans plus attendre, les agents de la milice s'engouffrèrent dans le bâtiment, à la recherche de l'endroit où Héléna pouvait être retenue... en espérant qu'il n'était pas trop tard. Julian savait qui ils cherchaient et quel était le potentiel de cette jeune femme... particulièrement combien elle était énervante et désagréable. Mais là, on ne parlait plus de l'importance ou des états de service d'une jeune femme, seulement d'une Brainstormer séquestrée quelque part dans ce centre. Depuis le temps qu'elle avait disparu, il était étonnant qu'elle soit encore en vie. Peu importe ce qu'elle avait pu commettre par le passé, elle méritait d'être sauvée.
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Héléna Wilhazen
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MessagePosté le: Ven 6 Mar 2015 - 15:44    Sujet du message: Crise de confiance Répondre en citant

"Non, pas vraiment. Enfin, je ne sais plus vraiment… Mais j’ai trahi ce que j’étais… Ou du moins, ce que je croyais être moi. Qu’est ce qui te travaille autant pour que tu en viennes à me poser la question ? Je ne sais pas si je peux vraiment t’aider mais je peux toujours essayer."

Alors elle aussi a du trahir quelque chose pour continuer à avancer... Pourtant sans logique, cette certitude de ne pas être seule dans ce cas lui fit du bien. Et pourtant, elle gardait cette boule en travers de la gorge, cette honte qui la faisait se recroqueviller sur son lit au lieu d'essayer de s'enfuir de ce foutu hôpital.

Elle n'aurait pas du contacter Julian... Quelles bonnes nouvelles avait-elle à lui apporter ? Aucune. Elle avait brisé toutes les règles, avait quitté la ville alors qu'elle savait les mettre tous en danger, pour aller chercher l'aide qui lui avait été promis. Et qui lui a finalement été refusé.

Les anciens les avait trahis. Eux qui avait tout fait pour maintenir la ville à flot, qui leur avaient montré le chemin à suivre pour survivre. Eux, les plus vieux qui n'avaient du passer que quelques mois à peine dans cet enfer, qui leur avaient jurés qu'ils ne seraient pas seuls dans cette guerre. Qu'une fois revenus parmi les adultes, ils feraient changer les choses, qu'ils parleraient pour eux...

Quelle illusion !


"Je ne sais pas si je peux vraiment t’aider mais je peux toujours essayer."

De l'aide. C'est ce qu'elle était parti chercher. Quelle ironie qu'une parfaite inconnue lui propose son aide, alors que l'amour de sa vie le lui avait refusé, allant même jusqu'à la dénoncer... Combien de temps s'était-il écoulé depuis son évasion, son retour ? Combien de temps avait duré son coma ? Elle n'en savait rien. Quelle importance après tout ? Mieux valait effacer ces erreurs, faire comme si cela n'avait jamais existé. Oui, mieux valait le déni face à la honte permanente de l'échec.

Un bruit de pas pressés dans le couloir attira son attention. Triple zut ! Barbie avait du se rendre compte de l'oubli de son téléphone ! Et à les entendre, ils étaient au moins deux gros bras avec elle. Même si elle ne venait plus aussi souvent, cette garce d'Elizabeth ne laissait rien passer concernant la sécurité ! Elle répondit au sms en écrivant aussi vite que ses doigts le lui permettaient.


"Urgence. Dois te laisser. Te rappelle bientôt." ... "merci"

Elle hésita une fraction de seconde avant de conclure le message et de l'envoyer. Ses mains tremblaient lorsqu'elle éteignit le téléphone. Elle se pencha sur le côté de son lit, et lança le téléphone en le faisant glisser à travers la pièce. Il se coinça sous l'un des rares meubles de rangement de la pièce, un petit guéridon blanc sans fioritures, juste au moment où la porte de la chambre s'ouvrit.
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Harmony Sanglarowsky
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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2015 - 20:03    Sujet du message: Crise de confiance Répondre en citant

La réponse de l’inconnue tarda à arriver et Amy n’en fut pas satisfaite. En fait, ce n’est pas qu’elle n’en était pas satisfaite, c’est juste qu’elle s’attendait à tout sauf à ça. Cette conversation aurait dû avoir lieu. Amy sentait au plus profond d’elle-même que la personne en face de l’autre téléphone avait besoin d’aide et vite. Cette personne n’avait pas seulement besoin d’une aide physique mais d’une aide psychologique. Si elle venait chercher le soutien d’une inconnue, c’est forcèment qu’elle avait la nécessité d’une béquille morale. Mais que pouvait-elle répondre ?

Harmony ne savait que faire, si elle lui répondait, peut-être que cela mettrait en danger l’autre personne mais si elle ne répondait pas, ne serait-ce pas mal interprété ? La psychologie féminine était complexe et des plus agaçante.

Dans un moment de logique, Amy se dit que ne pas répondre était une bonne solution. Elle n’avait pas reçu le texto du numéro habituel et elle se doutait que l’inconnue avait dû voler le téléphone. Et s’il y avait urgence, elle savait que sa réponse serait le dernier des soucis de l’inconnue.

Précautionneusement, Amy rangea son téléphone dans la poche de son jean. Espérant que celui-ci émette une vibration le plus vite possible.

Elle releva la tête et observa le ciel étoilé. La vie continuait et elle se devait d’avancer en même temps qu’elle. Elle ne pouvait pas rester là à se morfondre en attendant un message qui ne viendrait peut-être jamais. Se saisissant de ses béquilles, Amy se releva du banc et continua sa balade et s’assurant que son portable ne tomberait pas de sa poche.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:13    Sujet du message: Crise de confiance

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