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Pseudo City: Chapitre 2 - Dégats collatéraux
 
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Huis Clos [PV Liz-Jul]
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Elizabeth Hidwell



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MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 - 13:42    Sujet du message: Huis Clos [PV Liz-Jul] Répondre en citant

Revue du message précédent :

Tu lis la déception dans le regard du chef Brainstormer, et la pensée qu'il ait subit beaucoup trop de fluctuations d'émotions ce soir te traverse. Tu entends presque le tic-tac de la montre qui sertit ton poignet, rappelant à tes sens qu'il n'est pas toujours bon de s'éterniser sur de telles joutes. Il te faut laisser à Julian le temps de réfléchir, le temps de ressasser cette soirée, le temps de regretter de s'être mobilisé pour te rejoindre, ou, au contraire, d'y trouver avantage. Ayant mis fin au petit jeu, tu avais fini par t'aventurer sur le terrain houleux des lois qui encadreraient votre union temporaire. Et comme prévu, il n'aime pas vraiment cette perspective que tu lui exposes. Il a besoin d'arguments en sa faveur, il a besoin de promesses, de solennité. Tu sais qu'il voudrait pouvoir te croire d'un seul mot, et tu comprends aussi qu'il n'en soit pas capable. Peut-être que cela viendra avec le temps. Peut-être qu'il y arrivera, s'il accepte cette unique, mais contraignante, règle. Comment lui en vouloir de n'avoir pas confiance alors même que tu te refuses à lui dire ce qu'il devrait entendre pour ce faire. Car dans le fond, vos deux buts ne sont-ils pas les mêmes ? Ne vous battez-vous pas pour un monde plus serein, un monde de liberté, sans combat ? Votre vision des choses est simplement différente. Julian prévoit au moyen-terme. Ton pari joue le long-terme.
Immobile, bras croisés sur ses genoux, tu le fixes en silence tandis qu'il t'expose sa vision de ta règle. Comme tu pouvais t'y attendre, il ne se jette pas aveuglément dans le projet, cherche le potentiel piège, craint le risque énorme que cela implique.
Et ton visage reste calme, impassible et pourtant plus aussi froid qu'il ne l'était plus tôt. Le jeu n'a plus lieu d'être, vous avez désormais atteint le point culminant de cette entrevue, l'apogée de cette étrange rencontre.

" Je comprends parfaitement ton raisonnement. C'est aussi la raison pour laquelle je n'attends pas de réponse immédiate. Tu auras tout le temps d'y réfléchir, mais, en contrepartie, tu ne pourras rien exiger de moi tant que tu ne m'auras pas donné de réponse, qu'elle soit positive ou négative. "

Ton ton est conciliant, loin de vos hostilités antérieures. Tu laisses un instant de latence, ou ton regard parcourt son visage, puis reprend doucement:

" Mon but n'est pas de faire couler Pseudo City. Si tu acceptes le huis-clos, nous n'aurons pas le droit d'y mettre en jeu les informations capitales. Etant bien placée pour savoir que n'importe quelle information, même la plus insignifiante, peut mettre en péril des titans, je te propose une alternative. Si l'un d'entre nous considère que l'information mise en jeu est capitale, il suffit d'en faire mention, d'expliquer tes raisons. A l'issu du débat, que j'espère le plus objectif possible - nous sommes tout de même dotés de raison -, le sort de l'information pourra être décidé et celle-ci extraite du huis clos si nécessaire, et sous conditions des deux partis. "

Tu soutiens un instant son regard, puis retire tes bras de ses membres inférieurs.

" De manière plus claire, il est d'ores et déjà interdit d'employer cette règle pour jouer avec l'autre, tenter d'exhiber une quelconque supériorité ou encore moins entraver les plans de l'autre. "

Arguments exposés, tu attends désormais une réaction de sa part. Si cette alternative n'est pas une preuve suffisante à ses yeux, alors la règle ne verra sans doute jamais le jour. Mais de ton côté, tu espérais sincèrement qu'il accepterait. Pour soulager le poids de tes épaules et, si l'occasion venait à se présenter, soulager le sien. Car à tes yeux, cette règle pouvait signifier le début d'une véritable collaboration entre vous, le début d'une union entre deux pôles jusque là opposés, malgré leur but commun.
Tu te relèves, dégourdissant un instant tes jambes, puis rejoint le fauteuil faisant face à celui de Julian. Tes mains se déposent sur le dossier et tu avises un instant ton interlocuteur avant de continuer.

" J'aimerais simplement que tu n'oublies pas que cette règle me concerne aussi. Si tu considères que je pourrai jouer avec toi par son biais, sache que je compte jouer assez gros pour qu'elle représente une menace pour moi aussi. "

Tu refuses de lui en dire plus, car tu sais que si tu lui annonces d'ores et déjà que cette règle vise à délier ta langue pour faire de Julian un véritable allié, il pourrait accepter cette règle sans véritablement vouloir s'y tenir.
Et si lui ne te fais pas confiance, tu ne peux pas non plus te jeter dans ses bras comme si lui était un ange de pureté. Car bien qu'ayant des principes à première vue nobles, ça n'est que par ce biais que le loup parvient à se faire appeler berger.

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MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 - 13:42    Sujet du message: Publicité

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Julian Hawksbury
Chef des Brainstormers [Admin]

Hors ligne

Inscrit le: 12 Sep 2009
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MessagePosté le: Lun 27 Mai 2013 - 19:24    Sujet du message: Huis Clos [PV Liz-Jul] Répondre en citant

Une petite migraine commençait à voir le jour dans la tête de Julian. Lui qui n'était pas souvent sujet à ce genre de mal ne pouvait que redouter de s'éterniser en ces lieux. Sans doute l'alcool retombait-il lentement, entrainant avec lui quelques désagréments. De plus, le fait d'avoir dû, sous l'emprise du même alcool, mobiliser tant de concentration l'avait épuisé, ainsi n'aspirait-il plus qu'à aller passer une bonne nuit de sommeil. Il avala le restant de whisky que contenait son verre sans même plus y prendre aucun plaisir. Se soustraire à cette discussion était devenu une priorité qu'il se devait de respecter, sans quoi de nombreuses conséquences - toutes plus fâcheuses les unes que les autres - seraient à déplorer. En même temps, le chef de clan n'avait pas envie de foncer tête baissée dans le chemin que son interlocutrice lui laissait miroiter. C'était vrai, cette solution avait des avantages et il ne fallait s'y méprendre, elle était tentante. Mais le jeu en valait-il réellement la chandelle ou cachait-elle encore son jeu, comme à son habitude ?

Il était de toute manière inutile, en cette soirée qui ne cessait d'avancer inexorablement vers une issue encore incertaine, de tenter de mettre à jour les véritables ambitions de la jeune femme. Elle était ce soir en supériorité intellectuelle et elle en était consciente. S'il faisait tous les efforts nécessaires pour lui offrir tout de même un peu d'"amusement" afin qu'elle ne l'enfonce dans dieu sait quel pétrin, il avait réalisé qu'elle aurait à plusieurs reprises pu le mener du bout du nez sans grand effort. Certes, un effort toujours supérieur à la moyenne que représentaient les individus extérieurs à cette discussion, mais insuffisant par rapport à l'appétit de jeu qu'il lui connaissait. Or, elle n'avait pourtant pas saisi ces occasions, démontrant par là une certaine forme de sérieux, souhaitant sûrement tirer quelque chose de leur entrevue quelque peu forcée, il en va de soi.

Elizabeth poursuivit à énumérer des raisons de l'inciter à choisir la règle de huis-clos sur un ton sérieux et calme. Le même qu'il arborait souvent lors d'entretiens avec d'autres personnes à but professionnel ou de conseil amical. En cet instant même, elle lui faisait penser à lui. Comment était-ce possible ? Il n'en savait rien... pas même si elle jouait un jeu censé la rapprocher de lui, semer une graine de confiance. Tant d'incertitudes et si peu de temps pour s'assurer de la bonne foi de la Haughter. Alors qu'elle terminait son explication et se relevait, brisant leur lien optique puissant, il sembla sortir d'une sorte de transe durant laquelle il aurait réfléchi de manière éclairée sur la chose. Non, il savait qu'il ne se faisait pas baratiner, qu'elle était sincère. Cette fois c'était clair en lui, malgré la présence de l'alcool dans son sang et le fait qu'elle l'ait peu ménagé durant leur entretien. Elle était sincère et c'était tout ce qui comptait pour l'instant.


- J'aimerais simplement que tu n'oublies pas que cette règle me concerne aussi. Si tu considères que je pourrai jouer avec toi par son biais, sache que je compte jouer assez gros pour qu'elle représente une menace pour moi aussi.

Une simple phrase et pourtant autant d'effets. Voilà la magie des mots, ceux que seuls les grands orateurs peuvent se vanter de posséder. Elle venait d'attirer toute son attention alors qu'il était en train de gentiment s'endormir sur son siège. Elle comptait l'utiliser pour se protéger, mais les informations qu'elle lui dévoileraient serait d'une importance si capitale à ses yeux qu'elles pourraient provoquer de graves dommages à sa personne ? Cette simple idée attisait déjà sa curiosité. Mais il tenta de garder son calme. Certes, c'était très alléchant, mais il lui fallait tout de même se montrer prudent. Elizabeth venait néanmoins d'énoncer des règles qui lui semblaient correctes et justes. Il fit mine de réfléchir puis se leva, faisant à présent face à la jeune femme. Alors qu'il s'était tut durant toute cette argumentation, sa réponse se faisait clairement attendre.
- Très bien, Elizabeth. Ton argumentation est claire et me semble juste. J'accepte cette règle.

Sans un mot de plus, il contourna la table puis vint lentement se positionner face à la jeune femme, à peine un mètre les séparant. Il pouvait à présent sentir cet espèce de champ magnétique qui émanait de chaque personne lorsqu'on s'en approche un peu trop. Ce qui provoque le malaise chez l'un comme chez l'autre. Pénétrer dans la sphère privée d'une personne n'était pas le plus agréable, d'autant plus qu'inévitablement on perçait la sienne propre. Il était maintenant très près de la jeune femme, sans pourtant que leur présence respective soit gênante. Il voulait ce presque-contact pour marquer l'importance de ses paroles. De cette manière, en associant la dérangeante sensation d'être trop près et son message, il comptait l'encrer plus encore dans l'esprit de la Haughter. D'une voix calme et d'un air serein, ses paroles contrastaient complètement:
- Mais une dernière fois, je veux que ce soit clair: je nous estime tous les deux suffisamment adultes pour ne pas faire de bêtises que l'on pourrait regretter, toi et moi.

Julian conclut ses paroles par un petit sourire puis recula de quelques pas.
- Si c'est clair pour toi et que tu as comme moi bien joué - malgré mon "handicap" de départ -, je suppose que tu as également encore quelques petites affaires à régler avant d'aller te coucher. Je ne te retiens pas plus longtemps... et ne prends pas tes nouvelles responsabilités au sein du quartier rouge dans trop longtemps. Je n'ai pas habitué mes relations dans ledit quartier à attendre leurs "solutions". D'autant plus que je te sais à la hauteur de la tâche. Et ne me fais pas trop regretter mon geste, compris ?

Cela étant dit, il empoigna le mécanisme d'ouverture de la porte de la salle, mais se figea dans son geste, attendant de savoir si elle n'avait réellement plus rien à dire.
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Elizabeth Hidwell
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MessagePosté le: Jeu 30 Mai 2013 - 18:52    Sujet du message: Huis Clos [PV Liz-Jul] Répondre en citant


Consensus, entente mutuelle. Les mots qui te parviennent te semblent surréalistes, et cette étrange sensation qui tenaille ta poitrine, une chaleur inattendue, fruit de l'accord entre deux êtres jusqu'alors belligérants. Serait-ce là le goût de la confiance ? La douceur d'une collusion que tu évitais jusqu'alors. Julian, maître d'intellect, joueur pernicieux au plus profond de lui-même, ton égal et ton opposé à la fois, un yin et un yang, antinomiques et pourtant complémentaires. Étonnante fin, curieuse sensation. Quiétude surprenante pour une entrevue que tu prévoyais guidée par l'adversité.
Malgré ta rudesse, tes manipulations et le venin que tu as déversé, il t'accorde sa confiance pour cette fois, accepte ta loi, compte sur ta maturité pour ne pas l'entraver. Et tu te surprends à songer une fois encore à quel point toi et lui pouvez être similaires, capable d'empoisonner un allié et lui demander de surcroît de payer la note de frais. Mais le poison n'a pas sa place dans ce dernier accord. Julian le sait, il l'a senti, et c'est la raison pour laquelle il t'a donné sa bénédiction. Tu sais qu'en réalité, il a confiance en toi, à sa propre façon. Tu pourrais te jouer de lui en usant de tes talents d'actrice, qu'il connaît pourtant bien, mais tu ne l'as pas fait. Tu dois accepter Julian et tu dois le mener sur le chemin qui devra être le sien. Tout se conforme au plan. Tout, sauf cette règle. D'où la sors-tu, pourquoi la désires-tu ? Serait-ce ton humanité qui, finalement, referait surface...? Lily, ma douce Lily... Perdrais-tu pieds dans ton propre océan ?

- Je ne te retiens pas plus longtemps... et ne prends pas tes nouvelles responsabilités au sein du quartier rouge dans trop longtemps. Je n'ai pas habitué mes relations dans ledit quartier à attendre leurs "solutions".

Il s'éloigne de toi, quittant aussi vite qu'il l'avait rejoint cette sphère à la fois privée et impersonnelle marquant la solennité de ses mots, de cet instant. Tu l’observes alors que ses pas le dirigent vers l’unique sortie de cette prison de béton, et tu opines d’un signe vague de la tête, alors que son dos est tourné vers toi.

" C’est prévu. Il fallait simplement que je prenne mes marques avant de m’annoncer officiellement. J’ai commencé à m’entourer, mais j’ai peur que ma régence ne se fasse principalement en solitaire pendant un moment. Toute l’équipe d’Alessa semble avoir mis les voiles avec elle, à quelques exceptions près. Et si je ne veux pas réformer entièrement son gouvernement, je préfère encore ne pas m’entourer que mal m’entourer. "

Raisonnement peu surprenant, tu sais que Julian ne pourra que l'accepter. On n'est jamais mieux servi que par soi-même, de plus, dès le début, si tu avais demandé les clés du quartier Sud, ça n'était pas pour remplacer Alessa, loin de là. Tu n'étais qu'un pâle substitut, simplement tolérée pour garder au chaud la place de la Reine Rouge sur son trône en argent. Julian l'avait sans doute perçu de la sorte, sans quoi il ne t'aurait pas laissé la couronne aussi facilement. Peut-être est-il trop naïf, après tout. Peut-être ne voit-il que le bon en chacun de nous, ignorant le mal qui pourrait guider nos pas.
Et ses derniers mots t’assurent la confiance qu’il a en tes capacités à gérer le quartier Sud. Petit sourire amer. Lui qui depuis votre précédente entrevue n’avait de cesse de te rappeler à quel point la gestion d’un quartier pouvait s’avérer plus difficile qu’il n’y paraissait. Mais voilà qu’il ne mettait pas en doute tes compétences. Il ne l’avait d’ailleurs jamais fait. Tu sais au fond de toi qu’il ne faisait que craindre pour la pérennité du quartier Sud. L’impératrice de l’Underground de Pseudo City, tenant dans la paume de sa main son premier territoire à la surface du monde. Oui, ça avait de quoi faire pâlir n'importe lequel des mortels mis au vent de cette affaire. Mais tu ne mettrais pas ce monde à feu, ni même à sang. Pas celui-là. Bien au contraire... Si tu pouvais lui éviter de n'être que plus meurtri encore...

Et ne me fais pas trop regretter mon geste, compris ?

Tes pas tintent sur le sol bétonné de cette cage coupée du monde alors que tu rejoins ton yin au pas de la porte. Tu le vois poser sa mai sur la poignée puis laisser planer une pause, peut-être dans l'attente d'une potentielle réponse.
Mais tu n'as rien à ajouter pour ce soir. Rien qui ne lui paraisse amer ou même empoisonné, car, il devrait le savoir, aucun de tes faits n'est pas calculé. Tu ne fais que t'en tenir au plan. Qu'il convienne à ses principes, ou non.
Et, sans un mot, tu déposes ta main blanche sur la sienne, et opère la pression sur la poignée que lui n'avait pas encore donnée. Dans un cliquetis sonore, la porte s'entrouvre, et tu lui laisses bon soin de conclure par lui-même.
Esclave de sa galanterie, il te laisse t'échapper de cette insondable prison au devant de lui, et, le pas lent et mesuré, le regard sûr et profond, tu quittes ce nid de serpents sous les regards brûlants des Brainstormers, certains reflétant l'incompréhension de ta détention ici, d'autres n'espérant rien d'autre que te revoir enchaînée à ces lieux. Mais sur eux, la victoire est tienne. Car lorsque la pâleur de la lune illumine enfin ton visage, c'est aussi impénétrable et majestueuse que jamais que tu t'offres à elle.

  

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