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Pseudo City: Chapitre 2 - Dégats collatéraux
 
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Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz]

 
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Ibrahim Karouhach
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MessagePosté le: Jeu 24 Mar 2011 - 22:00    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Dans une autre vie, dans un autre monde, Ibrahim serait probablement devenu médecin légiste, ou croque-mort. Il n'avait aucune attirance envers les morts. Aucune attirance envers quoi que ce soit.


Mais les morts ne parlaient pas. Ils ne regardaient pas Ibrahim comme un monstre. Ils l'ignoraient, tout simplement, trop occupés a savourer un repos sans fin.


Ibrahim était impatient de se reposer. 


Dans un monde idéal, tout le monde serait mort. Plus de boulot, plus de besoins, plus d'excuses. Et surtout, plus de bruit.


Ibrahim haïssait le bruit de l'humanité. Ce bruit alimentait ses colères, ses pulsions meurtrières, ses envies macabres qui lui ordonnaient de prendre une arme et de tuer le plus de gens possible, avant de retourner l'arme contre lui.


Il n'aimait pas cette voix dans sa tête. Il ne voulait pas tuer sans raison. Un symptôme de sa maladie mentale n'était pas une raison suffisante.


Mais pour certains, ça l'était. La personne qui avait pris du plaisir a tuer -si Ibrahim avait bien retenu ses cours de maths- 5 jeunes filles, a les découper méthodiquement, et a mettre les restes dans des sacs poubelles, était manifestement plus malade que lui.


Et ça devenait de plus en plus courant ces temps ci.


Alors qu'il remettait les membres dans les sacs poubelles, il s’interrogea sur les raisons qui l'avaient amené a ce moment précis, en cet endroit, devant ces corps en morceaux.


Ibrahim ne s'en rappelait pas. Il n'était pourtant pas arrivé ici par hasard. Une tête roula du tas que le Sinewyer avait fait de tout les morceaux de corps, pour atterri a ses pieds. Il l'attrapa par les cheveux, et l'examina de manière un peu plus précise qu'avant.


Si Ibrahim ne se trompait pas sur l'origine des traces éparpillées sur le visage de la morte, le tueur n'avait pas pris son pied qu'en les tuants. 


Étrange désir physique humain, incompréhensible. D'habitude, cela se passe entre être vivants, pas morts.  Pourquoi la société humaine s'axait autour de ce constant manège entre mâles et femelles, avec ce constant objectif de domination de l'autre. Manifestement, le tueur avait sa propre interprétation de la "domination" en répandant ses fluides sur tout ces cadavres. 


Si Ibrahim était dégoûté, cela ne se voyait pas sur son visage, toujours aussi impassible alors qu'il jeta la tête sur la pile macabre.


En fait, il se fichait royalement des morts, du tueur, et de la personne qui était en train de l'observer actuellement. Tout ce qu'il voulait, c'était comprendre comment était il arrivé la.


Car il en était sur, c'était bien la première fois de sa vie qu'un tel évènement lui arrivait.
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MessagePosté le: Jeu 24 Mar 2011 - 22:00    Sujet du message: Publicité

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Elizabeth Hidwell
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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 09:29    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Il y a toujours un moment dans sa vie où l'on se dit "Merde, qu'est-ce que je fous là", où l'on a, plus qu'une impression, la certitude d'être au mauvais endroit, et l'incapacité de trouver une échappatoire. C'est le genre de situation oppressante, sujette au stress, que l'on souhaite fuir de tout son cœur, sans jamais réussir à trouver la sortie. Pourquoi je vous parle de ça ? Je pensais la réponse évidente. Elizabeth se trouvait être exactement dans ce genre de situation.

La journée avait commencé avec son lot de petites frustrations quotidiennes. Pas de quoi devenir dingue au point de rentrer chez soi et tout laisser tomber. Elizabeth avait l'habitude de ces choses-là. En bon agent Haughter et second de son chef, elle savait assumer tout ça. De toute façon, ce n'était pas comme si elle n'avait jamais connu pire journée. Elle savait relativiser.
La solution qu'elle avait trouvé pour se détendre un peu, prendre sa revanche sur cette journée de merde, c'était la même que d'habitude: finir sa journée un peu plus tôt, et déambuler, solitaire dans les rues de la ville. Peut-être même finir au port, ou sur la plage. C'étaient des endroits qu'elle chérissait tant, qu'il n'y avait presque aucun doute que le reste irait pour le mieux.
Ses mains fines fourrées dans les poches de son veston, elle se laissait aller au gré de ses pas, espérant silencieusement que ceux-ci la mèneraient à "bon port". Bien sûr, ce fut le cas... Les pas ne commandent pas à eux seuls, la jeune Haughter en était encore la maîtresse. Lorsqu'elle se trouva près du lac, elle marcha de longues minutes durant au bord de l'eau, abandonnant son esprit à de nombreuses pensées plus divergentes les unes que les autres. L'air frais de la plage était revivifiant. Rien de mieux pour décompresser. Et lorsqu'elle estima qu'elle en avait eu assez, la jeune femme quitta ce lieux de repos pour rejoindre les rues sordides de son quartier. Du moins était-ce ce qu'elle prévoyait de faire.
Alors que les bruits de ses pas lents raisonnaient en un doux échos dans le calme apparent de la rue, la jeune femme sortit un de ses petits carnet qui lui était si chers et dans lequel de nombreuses esquisses étaient cachées. Songeuse, elle mirait les visages des personnes qu'elle avait dessinées sur coin de table, des scènes de vies, des regards, des mains. Ses pas se faisaient de plus en plus lents, modérés. Elle était loin, perdue dans les méandres de son esprit.
Et puis un bruit étrange lui parvint, au détour d'une rue. Encore lointaine, elle releva vaguement la tête. Il était toujours préférable de regarder devant soi lorsqu'on s'aventurait dans le quartier Est. Non pas qu'il pourrait y avoir de soudaines failles énormes qui se traceraient sur le sol pour entraver votre route, mais disons qu'il était tellement habituel de croiser des groupes déjà shooté ou bourré en plein milieu de journée, qu'il valait mieux pouvoir prévoir leurs mouvements pour mieux les éviter.
A ce moment précis, Elizabeth fixait le protagoniste d'une scène bien étrange. Sans trop savoir pourquoi, son coeur s'emballa. Est-ce que ce type était ivre ?
D'un geste vague, elle laissa retomber le bras qui tenait le petit carnet le long de son corps. Ses yeux couleur océan fixait toujours ce type avec une insistance malsaine. Il lui fichait des sueurs froides.
Elle se tenait là, immobile, à peut-être quinze mètres de lui. Quelque chose lui disait de rebrousser chemin et d'oublier ce qu'elle venait de voir. Mais sa raison le lui interdisait. Parce que ce type, c'était Ibrahim Karouhach. Et parce que ce qu'il tenait en main, c'était la tête d'Amy Rosenberg, Haughter timide de tout juste dix-sept ans, plutôt jolie, mais qui avait cette fâcheuse tendance à passer inaperçu.
Ça y était. Elizabeth sentait que cette fois-ci, sa journée était décidément des plus mauvaises.
Elle baissa les yeux pour aviser le tas sanguinolent où le Sinewyer avait jeté la tête de cette fille, et une once de dégoût naquit dans le regard de la Haughter. Il était étrange de se dire qu'elle n'avait même pas envie de vomir à la vue de ce tas d'immondices. Elle avait déjà vu tellement de choses qu'elle finissait par être blasée de tout.
Pourtant, elle sentait un flot étrange monter en elle. De la colère, envers ce type qui avait sans doute tué toutes ces filles ? De la peur, d'être la suivante ? Difficile à dire.
De toute façon, elle demeurait toujours immobile, peut-être paralysée par une angoisse qu'elle ne se connaissait pas encore.
Qu'était-elle censée faire ? Elle ne pouvait même pas menacer ce type d'appeler les flics, parce qu'ici, de l'autorité, y en avait pas tant que ça, et quand bien même il y en aurait, Ibrahim ne ferait sûrement qu'une bouchée d'elle.

# Merde, ce type est vraiment aussi taré qu'il en avait l'air. Ressaisis-toi, Lili ! #

Et sur ses pensées elle se réveilla. Son regard sembla reprendre vie, et sa paralysie passagère s'envola. D'un geste lent elle rangea le carnet qu'elle tenait toujours en mains dans la poche intérieure de son manteau. Elle avisa celui qui semblait être à coup sûr l'auteur de ce crime atroce, essaya de se rappeler si elle avait emmené une arme à feu avec elle aujourd'hui, et se souvint que oui.
Elle voulut esquisser un pas vers l'avant, mais se rendit compte à temps que ses jambes la portaient tout juste. Gardant un air impassible, elle réalisa qu'elle était complètement faible, vidée de toute énergie, comme si l'angoisse qui l'avait tenaillée plus tôt avait drainé ses forces pour ne lui laisser que le minimum nécessaire à la faire tenir debout.
C'était mauvais. Très mauvais. Il ne fallait rien tenter d'idiot, désormais. Parce qu'à coup sûr, le Karouhach aurait l'avantage.

Elle ne pouvait pas fuir. Elle ne pouvait pas l'affronter. Alors elle brisa le silence de plomb qui étreignait la rue, d'une voix posée, froide.


" Pourquoi tu as fait ça ? "

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Ibrahim Karouhach
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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 13:16    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Tout moment de silence était inévitablement rompu par les parasites humains. Ils ramenaient leur présence, leur regard, leur bruit. CE PUTAIN DE BRUIT.


En apparence, Ibrahim venait d'ignorer totalement Elizabeth. Calmement, il rangea ses lunettes de soleil dans sa poche, et attrapa une cigarette de son paquet. En observant bien, la Haughter aurait pu voir qu'il tremblait quand il alluma sa clope.


Une bouffée, et un début de pulsion. Il avait toléré sa présence jusque la mais pourquoi avait elle besoin de rompre le silence ? Ibrahim n'arrivait plus a se concentrer, son attention était fixée sur cette intrus, cette humaine qui faisait beaucoup. Trop. De. Bruit. 


"...Je ne sais pas. Il se passe beaucoup de choses dont j'ignore la raison..."


Sa voix était étrange. Il chuchotait, presque. Mais Elizabeth pouvait clairement entendre ce qui avait la forme et l'apparence d'une menace.


Un Pamas G1 braquait la Haughter. Il s'était retourné rapidement, et s'approchait d'Elizabeth pas a pas.


"Tu n'aurais pas du t'en méler...C'est ce que tu te dis en ce moment, hein ? DIS LE ! DIS LE QUE TU N'EST QU'UNE PUTAIN DE PARASITE DANS MON UNIVERS !"


A 5 mètres de Liz, Ibrahim venait de perdre son calme apparent. Mais cette facade de colère ne dura qu'un instant. Son visage retrouva rapidement un air serein. Mais l'arme était toujours braquée vers Elizabeth.


"Si tu bouge, je tirerai sur ton genou droit. Si tu continue, ce sera le gauche. Est ce que tu comprends ce que je suis en train de te dire ?"
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Elizabeth Hidwell
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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 14:32    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Il ne répondait pas. Il l'ignorait. Ou du moins était-ce ce qu'il voulait lui faire croire. De tous les types bizarres qu'Elizabeth avait connu, Ibrahim devait sans doute être celui qu'elle avait le plus de mal à cerner ; elle n'était même pas sûre qu'il se connaisse lui-même, en vérité.
Il tira une cigarette de son paquet, la coinça entre ses lèvres, et l'alluma. C'était peut-être étrange à concevoir, mais les mains de ce type tremblaient, et c'était d'autant plus flagrant qu'au bout de ses doigts se traînait une flamme orange forcée de suivre les mouvements saccadés et irréguliers de ces larges mains.
C'était quoi ça... L'expression d'un manque ? L'adrénaline procurée par cet amas de membres sanguinolents qui se tenait à ses pieds ? Une simple forme de spasmophilie ? Elizabeth revoyait toutes les anomalies qui pourraient faire qu'un type comme Ibrahim soit sujet à des tremblements: ça pouvait être simplement physiologique, ou, en poussant, pathologique.

# Quelle importance... Tu t'égares, ma grande... #


"...Je ne sais pas. Il se passe beaucoup de choses dont j'ignore la raison..."

A un moment où elle n'attendait presque plus de réponse, Ibrahim lui en fournit une. Dans son comportement, elle lisait colère, impulsivité, irritation. Et ce qu'elle avait prévu presque à contre-coeur, c'était cette arme braquée sur elle.
Son coeur avait repris un rythme de pulsation rapide et saccadé. C'en était presque douloureux. C'était épuisant. Elle crut que ses jambes allaient finalement flancher, la laisser tomber complètement, la laisser à la merci de ce type aussi imprévisible que sanguinaire. Mais malgré la faiblesse toujours plus grande de son corps, Elizabeth continuait de tenir debout, sûrement plus par la force sa volonté, qui avait déjà été très souvent mise à rude épreuve, que par celle de ses muscles.


"Tu n'aurais pas du t'en méler...C'est ce que tu te dis en ce moment, hein ? DIS LE ! DIS LE QUE TU N'EST QU'UNE PUTAIN DE PARASITE DANS MON UNIVERS !"

Il hurlait, et ses pas le rapprochaient indéniablement et de plus en plus vite d'elle. Il avait perdu son calme, et, Liz le savait très bien, les choses allaient devenir plus que compliquées. Pourtant, elle ne dit rien, elle ne laissa rien transparaître.
Depuis le départ, cet air impassible persistait à régner en maître sur son petit visage, et ses deux grands yeux bleus, quant à eux, continuaient de fixer avec une insistance soutenue cet être infâme qui se tenait devant eux.
Quoiqu'elle puisse ressentir... Elizabeth n'en faisait jamais montre devant quiconque.

Après un nouvel instant de silence, Ibrahim sembla à nouveau retrouver son calme. Il y avait de la folie dans son regard, c'était évident. Mais aussi de la colère. De l'incompréhension.


"Si tu bouge, je tirerai sur ton genou droit. Si tu continue, ce sera le gauche. Est ce que tu comprends ce que je suis en train de te dire ?"

Elle le fixa un instant. Il plaisantait, là, ou quoi ? S'il croyait qu'elle comptait s'en prendre à lui ou prendre ses jambes à son cou, c'est qu'il ne savait vraiment pas reconnaître les gens cons des gens raisonnés.
Si elle avait voulu fuir, elle l'aurait fait depuis longtemps déjà. Quant à se défendre, et bien... Peut-être ferait-elle cela en temps voulu. En dernier recours. Ou peut-être pas.


" Que veux-tu que je fasse d'autre de toute façon... "

Une once de provocation dissimulée derrière ce visage impassible et ce calme apparent. Le regard océan de la jeune femme soutenait les pupilles sombres de son interlocuteur ; ses cheveux virevoltaient légèrement sous les quelques coups de vent.
Une tension palpable, et des menaces, qui empêchaient la jeune femme de faire quoi que ce soit d'autre que fixer son assaillant, d'un air qui voulait dire "tu n'as pas répondu à ma question".
Et plus loin, gisant sur le trottoir, les corps souillés et découpés de jeunes filles, victimes, à coup sûr, d'un malade mental.



Désolée de rien faire de plus, mais la situation me laisse pas trop le choix XD

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Ibrahim Karouhach
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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 16:51    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

"Bien."


Ibrahim baissa son arme, apparemment satisfait. Il songea un moment a retourner s'occuper des cadavres, mais l'intrus risquerait de s'échapper. Cela serait problématique. Et de toute façon, il ne comptait pas la laisser s'en tirer comme ca.


Autant en finir avec elle le plus rapidement possible. 


"...Je n'ai tué personne. pas aujourd'hui. Si c'est le cas, je ne m'en rappelle pas."


Il disait la vérité; Ibrahim ne savait pas mentir. Il n'aimait pas mentir. Il n'aimait pas parler. Aussi loin qu'il se rappelait, Ibrahim était déja en train d'ouvrir les sacs poubelles.


Il était a peu près sur qu'il n'avait rien a voir avec les 5 cadavres en morceaux. Quand Ibrahim tuait, c'était simple, rapide, et il ne touchait pas au cadavre. 


En temps normal, Ibrahim aurait ignoré ces sacs poubelles. Il y'avait des choses bien plus importante que des cadavres.


Mais pourquoi cette amnésie ? Ibrahim n'avait aucune réponse a cette question. Qui sait, peut être que l'intrus en avait, des réponses.


" Réponds a mes questions. Qui est tu, et pourquoi est ce que tu me dérange ? Est ce que j'ai l'air de vouloir être dérangé ? Donne moi une seule bonne raison de ne pas te faire rejoindre les autres, la bas ?"



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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 19:24    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

L'arme qui jusqu'alors pointait sur le charmant minois d'Elizabeth finit enfin par se dégager d'elle. Ibrahim semblait satisfait que sa menace ait été prise au sérieux.
La jeune fille continuait de l'observer, d'essayer de l'analyser, tandis que lui semblait réfléchir à la façon de procéder.
Il aurait été bien trop facile qu'il la laisse partir, surtout après qu'elle l'aie vu triturer la tête d'une camarade à elle sortant d'un tas d'autres membres soigneusement découpés et baignant dans le sang. Si Ibrahim réfléchissait, Elizabeth elle faisait de même. Elle songeait à la façon dont elle pourrait se sortir de ce maudit pétrin, et avec le moins d'encombres possibles...
Car quand bien même une partie de son anxiété s'en était allée lorsque le jeune homme avait détourné son arme d'elle, elle n'en restait pas moins peu rassurée quant à la suite des événements. Elle savait ce dont ce type était capable, elle l'avait déjà vu faire. Et elle se doutait que s'il était encore vivant aujourd'hui, c'était parce qu'il ne laissait jamais les opportuns s'enfuir sans un souvenir en cadeau - ou alors, dans la plupart des cas, sans souvenirs tout court...


"...Je n'ai tué personne. Pas aujourd'hui. Si c'est le cas, je ne m'en rappelle pas."

Elizabeth faillit laisser échapper un "Hein" manifestant sa surprise. Elle ne pensait pas qu'il prendrait finalement le temps de répondre à sa question, surtout après la façon dont il l'avait traitée - à coup de hurlements, menaces et canons de Pamas G1 braqués sur elle. MAis le plus étrange, c'était que soit il mentait à la perfection, soit il ne mentait pas du tout. La jeune Haughter, elle-même professionnelle du mensonge, connaissait les signes qui trahissaient - puisque c'était la meilleure façon de ne pas les reproduire. Soit il était dans le même cas, soit il était tout simplement un modèle de sincérité. Et il fallait dire que ses propos concordaient avec l'une et l'autre de ces solutions.
Soit. Elle le croirait pour l'instant. De toute façon, un type comme lui ça ne devrait pas avoir besoin de mentir, surtout pas à une gamine impuissante telle que celle qu'il tenait actuellement sous son joug.


" Réponds a mes questions. Qui est tu, et pourquoi est ce que tu me dérange ? Est ce que j'ai l'air de vouloir être dérangé ? Donne moi une seule bonne raison de ne pas te faire rejoindre les autres, la bas ?"

Des questions, tout un tas de questions. Et elle lui devait réponse. Déjà parce qu'il avait une arme dont il était prêt à faire usage - contrairement à elle -, mais aussi et surtout parce que lui-même avait déjà accepté de répondre à la question qu'Elizabeth lui avait posé. Les convenances - même si elles n'étaient certainement pas d'usage ici, à ce moment précis - voulaient qu'elle le récompense pour lui avoir donné ce qu'elle voulait. Et cette récompense serait de lui donner, à lui aussi, des réponses.
Le mieux était sans doute de ne pas mentir à ce type. Même si Elizabeth avait confiance en sa faculté à mentir et trahir, elle ne connaissait aussi pas assez son interlocuteur pour se permettre quoi que ce soit qui puisse lui nuire.
Alors, veillant à ne pas laisser le silence s'imposer trop longtemps, elle lui répondit, toujours sur ce même ton calme, et peut-être même blasé.


" Elizabeth Hidwell. Je ne voulais pas te déranger. Disons simplement que je ne peux pas permettre qu'on entrepose des cadavres sur la voie publique. C'est mauvais pour l'image du clan. Elle laissa un court silence s'interposer, avant de reprendre, un peu plus froide : Désolée de t'avoir importuné dans ta contemplation. Peut-être que ça ne serait pas produit si tu avais laissé ces personnes dans leur sac poubelle. Quant à une bonne raison de ne pas me faire les rejoindre... Quoi que je dise, ça ne te donnera que plus envie de m'y envoyer, n'est-ce pas ? Alors à quoi bon... "

C'était mauvais. Il n'allait certainement pas apprécier. Mais comme elle venait de le dire, de toute façon, qu'elle soit avenante ou cynique, la différence ne serait pas grande. Elle avait des ennuis, et c'était la seule chose qui importait réellement.


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Ibrahim Karouhach
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MessagePosté le: Ven 25 Mar 2011 - 21:15    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Menteuse. Cette garce était une sale menteuse. Elle n'était pas la par hasard, elle était la pour une bonne raison, et Ibrahim allait le savoir.


"Tu te fout de ma gueule, c'est ca ?"


Ibrahim s'approcha calmement de Liz, et la fixa droit dans les yeux. Il n'était définitivement pas calme. En colère, même. Et c'était la Haughter qui allait en subir les conséquences.


Le Sinewyer la frappa tout d'abord a l'estomac. Il enchaîna avec un direct dans le visage. Ensuite, un coup de pied au tibia acheva de faire tomber a terre la pauvre Elizabeth qui n'avait pas du vraiment comprendre ce qui venait de se passer.


"TU VEUX VRAIMENT TE FOUTRE DE MA GUEULE SALE PÉTASSE ?"


Ibrahim braqua directement son arme sur la gorge d'Elizabeth. 


"Tu va répondre TOUT DE SUITE, TOUT.DE. SUITE. Compris ? DIS MOI LA VÉRITÉ OU JE T'EXPLOSE LA GUEULE !"


Souffle court, pupilles dilatés. 170 bpm. Ibrahim n'avait jamais ressenti cela. Un pur désir de tuer. Ce n'était pas un besoin, ni un ordre. Ibrahim avait réellement envie de faire du mal a cette fille. Elle l'avait cherchée. Menteuse. Elle savait. elle devait savoir.


Clic. Ibrahim avait le doigt sur la détente. Il était prêt. Peu importe ce qu'il s'était passé avant. Peu importe que toutes les limites qu'il s'était fixés avaient volés en éclat au moment ou il avait vu Elizabeth. Ca ne se passerait pas comme ca. Il connaiterait la verité, et après, il la tuerait. Aucun problème.


Il y'avait des choses plus importantes qu'une garce de plus dans la pile de cadavres.


"Qu'est ce que tu fait ici ? Pourquoi est ce que je suis la bordel ?"
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 12:08    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Les coups étaient partis sans même qu'elle n'ait eu le temps de les voir venir.
C'était comme ça. Parfois, les choses tournaient mal. Il suffisait d'une rencontre, d'un petit détour sur le chemin de la maison, de pas grand chose... Cette journée était partie pour mal commencer de toute façon. Pourquoi s'obstiner à croire que ça s'arrangerait avec le temps ?

Il enfonça d'abord son poing dans son estomac. Une douleur sourde, le souffle coupé, une envie soudaine de régurgiter. Puis la douleur s'éclipsa presque sous le nouveau coup qu'il lui porta au visage. Aiguë. Ça faisait mal. Elle était déjà presque à terre. De toute façon, ses jambes ne la portaient plus depuis un moment déjà. Elle se serait effondrée même s'il s'était arrêté après son premier coup. Mais frapper une fille une seule fois, c'était loin d'être suffisant pour Ibrahim Karouhach. Et il continua, dans le tibia cette fois.
C'était presque amusant de voir à quel point une douleur pouvait en éclipser une autre.
Elizabeth s'effondra à terre dans un bruit sourd. Sa vision se brouillait lentement, et du sang perlait de ses lèvres.
L'atmosphère était pesante, étrange. Elizabeth conservait un calme inhabituel pour une situation pareille. Elle ne gémissait pas malgré ces douleurs aiguës et persistantes qui matraquaient son ventre, son visage et sa jambe. Le silence qui entourait nos deux personnages était si bien établi, que le cliquetis de l'arme du sinewyer résonna avec une insistance qui défiait presque le naturel. Et Ibrahim cria. Il hurlait des injures, des paroles dénuées de sens.
Elizabeth luttait pour ne pas montrer sa douleur, pour ne pas sombrer dans l'inconscience. Sa volonté, c'était là la seule puissance dont elle jouissait. Repousser la douleur, se persuader qu'elle n'existe pas. Rester éveillée. Ne pas donner satisfaction à ce connard. Repousser la douleur.
Elle se mentait si bien, qu'il paraissait presque possible qu'elle se convainque qu'elle ne sentait rien.
Le regard au vague, elle cracha une giclée de sang au goût ferreux sur le goudron.


"Tu va répondre TOUT DE SUITE, TOUT.DE. SUITE. Compris ? DIS MOI LA VÉRITÉ OU JE T'EXPLOSE LA GUEULE !"

La vérité ? Quelle vérité ? Elle ne savait même pas quelle était la question.
Il l'effrayait. Elle n'en montrait rien, bien sûr. Mais elle était terrifiée. Pourquoi est-ce qu'il haletait autant qu'elle ? C'était elle qui avait pris tous les coups après tout, qui avait eu le souffle coupé et qui avait peiné à le retrouver à cause de la pluie de coups qu'elle avait reçu en suivant.
Et ces yeux... Il avait tout du drogué du meurtre. Il voulait lui faire du mal. Comment aurait-elle pu ne pas le voir alors que tout en lui semblait lui crier de la tuer.
Merde, Liz, t'as déjà eu à faire à des cas similaires... Comment ça s'était passé les autres fois ?
Encore ce goût ferreux qui envahissait sa bouche. Elle n'arrivait pas à mettre ses idées en place. Tellement impuissante. Et cette arme braquée sur sa gorge...

# En parlant d'armes, tu en as une sur toi, Liz ! Pourquoi tu t'en sers pas ! Allez, fais-lui ravaler sa fierté à ce sale jaune ( Laughing ) ! #

Impossible. Au moindre mouvement, il la flinguerait. Et elle ne voulait pas utiliser ce flingue. Bien sûr que la situation l'exigeait, mais... C'était comme ça.

# Tu vas crever à deux pâtés de maison de chez toi. Vraiment glorieux. #


"Qu'est ce que tu fait ici ? Pourquoi est ce que je suis la bordel ?"

Des questions. C'était à ça qu'elle devait répondre ? Mais qu'est-ce qu'elle en savait, elle ?
Ses lèvres s'étirèrent en un vague sourire, et un léger rire frondeur s'échappa d'entre les lèvres de la Haughter.
Les nerfs ? Non. Du fatalisme sans doute... Sa journée avait été si mauvaise, qu'elle commençait à croire que de toute façon ça n'irait pas en s'arrangeant.


" Je suis pas dans ta tête... T'es le mieux placé pour savoir pourquoi t'es là. Quant à moi, je rentrai seulement chez moi. Elle laisse un petit silence passer, reprend son souffle, se tient le ventre. Alors quoi... Tu vas me tuer ? Je sens que t'en meures d'envie. Une balle dans la jugulaire, ça devrait te faire un peu moins d'une demi-seconde d'exaltation. Puis tu te sentiras à nouveau vide, en manque. Ça vaut pas vraiment le coup, mais à cette heure-ci, tu trouveras vite d'autres victimes pour te rassasier encore..."

Elle voulait continuer, mais chaque parole lui faisait mal. Il voudrait sans doute la faire souffrir encore avant de terminer le travail. Il ne fallait pas grand chose... Juste une occasion. Une seule. Pour retourner la situation.
En attendant, il faudrait compter sur sa volonté. Pour ne pas sombrer, pour ne pas lui offrir la satisfaction de ses cris de douleurs, pour ne pas laisser la colère prend le dessus sur elle et lui faire dire des choses qui signerait son arrêt de mort.
Merde, elle pouvait pas se laisser crever ici. Elle avait encore bien trop de choses à faire avant de passer l'arme à gauche...




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Ibrahim Karouhach
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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2011 - 20:51    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Quelque chose n'allait pas. Elle était censée lui dire la vérité, mais elle ne répondait pas. Ce foutu rire, ce n'était pas une réponse. Les aboiements qui sortaient de sa gueule n'étaient pas une réponse. Juste une énième provocation. Cela irritait fortement Ibrahim.


"Tu me prends pour qui, un maniaque sadique ? Je vais probablement te tuer, mais j'y prendrais aucun plaisir. Par contre, si tu continue a jouer ta frigide..."


Il n'y avait aucun sourire lubrique, aucun regard déplacé, mais la menace était claire. Ibrahim ne survivait uniquement parce que le monde ressentait des émotions. Ce qu'il avait en façe de lui était un miroir. Un autre être qui n'affichait aucune émotion. C'était comme coller deux piles du coté négatif . Ca ne fonctionnait pas, et ca risquait de faire plus de problèmes qu'autres choses. Ibrahim avait besoin que le monde ressente tout ce qui lui était impossible a ressentir. Les coups et les cris, c'était pas la première fois que Ibrahim s'en servait contre quelqu'un. Les réactions appartenaient la plupart du temps au domaine de la peur. Alors pourquoi cette garce ne pouvait pas souffrir comme une être humaine, et supplier pour sa vie ?


...


Ibrahim venait d'avoir ce que les écrivains appellent un flashback. Ce n'était pas une scène entière qui se déroulait dans l'esprit, mais de brèves paroles, des images fugitives...Il venait de comprendre quelque chose. La réponse se trouvait probablement devant ses yeux.


"...Relève toi."


Elle ne connaissait peut être pas la vérité. Mais elle était l'une des clés de cette affaire. Il s'écarta d'Elizabeth, mais le flingue était toujours pointé vers sa tête.


"Je vais te poser une simple question. J'te conseille de me dire la vérité, ou ce que tu as subi jusque la ce sera de la merde comparé a ce que tu va prendre. Qui sont les 5 filles en morceau derrière moi ?"


Ibrahim avait besoin d'être sur. Car il devait savoir. Il ne les avait pas tué. Il ne pouvait pas les avoir tué. Il s'était passé quelque chose, et il devait savoir. Il le devait. 


Ou quelqu'un allait souffrir. 
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Elizabeth Hidwell
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MessagePosté le: Ven 15 Avr 2011 - 08:40    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz] Répondre en citant

Désolée d'avoir mis autant de temps à te répondre, j'ai été beaucoup prise par la fac ces derniers temps ^^'


"...Relève toi."

Facile à dire... Une douleur lancinante lui martelait encore la jambe. Elle aurait de la chance si elle s'en sortait sans fêlure. Ou si elle s'en sortait tout court.
S'armant de courage, elle se redressa, sans gémir, sans grimacer, presque mécanique. Une fois debout sur ses deux jambes, le marteau qui cognait son tibia frappa de plus belle, une douleur aiguë qui ne tendait qu'à disparaître petit à petit. Il semblait qu'elle ne s'en sortirait qu'avec un gros emmatum, si, toutefois, elle s'en sortait. Les cheveux désordonnés, elle avisa son agresseur, passant une main sur ses lèvres ensanglantées.

# Voilà. Je suis debout. Alors quoi, tu vas recommencer à me taper dessus ? Je m'en fous. Je te ferai pas le plaisir de crier. #

"Je vais te poser une simple question. J'te conseille de me dire la vérité, ou ce que tu as subi jusque la ce sera de la merde comparé a ce que tu va prendre. Qui sont les 5 filles en morceau derrière moi ?"

Lui dire la vérité ? Il se moquait d'elle ou quoi ? Elle aurait beau lui dire la vérité, s'il ne la croyait pas, ça reviendrait au même, et elle subirait vingt fois plus. Elle avait envie de se jeter sur lui, lui arracher les yeux, la langue et la jugulaire, mais elle s'en savait incapable, physiquement. C'était un flot de colère qu'elle devait réprimer, au même titre que cette peur qui la tenaillait.

" Celle que tu regardais tout à l'heure... C'était une Haughter. Elle s'appelle Amy Rosenberg. Pour les autres, je ne saurais pas te dire tant que je n'aurais pas vu leurs visages... "

Elle ne voulait pas vraiment savoir... Aller fouiner dans ce tas d'immondices ne lui faisait pas plus plaisir que cela, pourtant, c'était ce qu'elle allait devoir faire.
Elle avisa un instant Ibrahim qui pointait toujours le canon de son arme sur sa tête, puis lui signala qu'elle allait se déplacer jusqu'au sac poubelle pour essayer de dénicher les identités des autres personnes. Elle préférait qu'il sache ce qu'elle prévoyait de faire, plutôt que de partir toute seule et se faire dégommer pour un malentendu.
Lorsqu'elle fut arrivée au niveau des filles, Elizabeth ne marqua pas un seul temps d'arrêt. Il ne fallait pas qu'elle montre son dégoût ou son appréhension. D'un geste elle plongea ses mains dans ces abominations, dégageant les membres inutiles pour rassembler les têtes. En voilà une.

" Leïla Beaumont, Haughter. "

Elle voudrait transpercer le coeur du connard qui avait pu leur faire ça. Ah, une autre.

" Kelly Williams. Haughter. "

Est-ce que toutes allaient être de son clan ? Est-ce que toutes auraient pu être des amies à elle ? C'était dégueulasse. Injuste. En voilà une troisième. Elizabeth l'avise plus longuement que les autres, sourcils arqués. On peut lire la surprise et le mécontentement sur son visage.

" Celle-là, je la connais pas. "

Et c'était vrai. Et c'était surtout anormal.

" Sans doute une nouvelle... "

Elle relâche sa tête sur le sol, puis cherche après la dernière. De longs cheveux, jadis blonds, baignés du sang de ses consoeurs de mort.

" Marie Lefèbvre. Dashinger. "

Cinq. Ça faisait cinq filles tuées, peut-être sans aucune raison. La Dashinger, Leïla et Kelly traînaient souvent ensemble, et ce depuis bien avant Pseudo City. Peut-être l'inconnue était-elle la petite soeur d'une de ces filles. Quant à Amy... Elle était une suiveuse. Il n'était pas très difficile d'imaginer ces trois meneuses la prendre sous leur aile, pour lui apprendre la vie, pour la mener dans diverses aventures et mésaventures. Pour la mener à la mort.
Putain, c'était dégueulasse, vraiment injuste. Elizabeth était écoeurée, énervée. Elle aurait volontiers tranché la gorge du type qui leur avait fait cela, et ce, même si c'était Ibrahim.
Mais pour l'instant elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Il fallait se contenter de rester impassible, secrète.
Une fois les identifications terminées, elle s'affaira à remettre tout ce bordel dans le sac poubelle. Il valait mieux que personne ne tombe là-dessus, parce que la panique serait totale si des civils venaient à s'en mêler.
Et puis elle se retourna vers Ibrahim, les mains pleines du sang de ces filles. Elle s'essuya sur sa jupe, puis avisa le jeune homme.

# Alors... Et maintenant ? #



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:09    Sujet du message: Hémoglobine et Polyéthylène [Payvay Liz]

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