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Pseudo City: Chapitre 2 - Dégats collatéraux
 
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Pray for Plagues

 
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Alessa Tchaïkovski
Chef des Dashingers

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MessagePosté le: Mer 16 Fév 2011 - 22:57    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant



J'ai le cerveau en compote. J'imagine l'intérieur de mon crâne. C'est un joli mélange de sang, de bouillasse rose et grise où naviguent quelques morceaux ensanglantés non identifiés. Et au milieu y'a une sulfateuse géante qui broie le tout dans un bruit immonde de clapotis. Comme un mixer géant quoi. Vous savez qu'un mixer ça m'a toujours foutu la gerbe ? Tu fous n'importe quoi dedans et ça mélange le tout en gueulant. Ça peut faire fusionner les ingrédients les plus incongrus du monde. Comme un morceau de thon et du yop à la fraise. Dîtes pas non, j'ai déjà essayé et je vous assure que c'est plus violent que le café pour se réveiller le matin. Faut varier les expériences dans la vie.
Bref. Tout ça pour dire que je suis défoncée et que je m'en rappelle même plus comment. J'ai mal au crâne, sauf que ça doit bien faire 7 ans que je vis avec ma migraine de droguée et d'alcoolique.
Je traine mes New Rock dans le Quartier Ouest comme l'horizon traine le soleil jusqu'à lui, l'obligeant à se coucher, à baisser vers la Terre. Me demande si c'est pour lui faire des choses obscènes. En tout cas, l'orange du crépuscule me rappelle de la purée de carottes, mais genre pas la purée que te fait Mamie, mais une purée dégueu de carottes que t'as laissées ramollir 4 ans dans ton frigo. Tu comprends pourquoi j'ai encore plus envie de dégueuler quand je lève la tête.
Donc où j'en étais ?
Ah oui, je marche à la façon d'un zombie chez les Sinewyers. On a beau être à la tombée de la nuit, les rues grouillent de peuple. Le Sinewyer c'est un animal nocturne, non ? Bin tant mieux parce que moi aussi. Les gens me regardent. C'est pourtant pas la première fois que je viens dans le coin et encore moins que je suis totalement shootée. J'ai des potes dans le quartier. Les anciens membres de ma bande étaient même des Sinewyers. À force d'errer avec eux et d'organiser des concerts dans le voisinage, en 6 ans je connais par cœur les alentours. Le peuple qui y vit aussi d'ailleurs. Je reconnais des gueules, ou plutôt des tatouages et des piercings. J'entends des saluts, des sifflements mais je n'y réponds pas. J'ai la bouche pâteuse. Je suis mon vieux Missile qui trottine tranquillement dans les ruelles. Lui au moins, il a l'air de savoir où il va.
Ah peut-être que je me souviens pourquoi je suis défoncée. C'est la faute à Damon encore et les friandises qu'il m'a filé. « Pour fêter ton nouveau rang ! ». Attends quel rang, déjà ? Ah mais oui c'est vrai que je suis Chef, maintenant ! C'est peut-être pour ça que les gens me regardent de travers.
Ah mais m... C'est pas diablement c.. pour un Chef de se promener toute seule dans un quartier ennemi ? Euh... F.ck ? Bin tant pis, tant qu'à faire. J'ai Missile avec moi. Et puis je sens le poids du Uzi d'Artiom. Cette saloperie se balance sur sa bandoulière et me scie les épaules. Vais avoir des marques de soutif sous mon T-Shirt Megadeth moi. Tiens d'ailleurs il a rétréci au lavage celui-là ? Le froid ambiant me fait réaliser que j'ai le bide à l'air. On voit mes deux microdermals sagement alignés à la verticale juste au dessus du nombril. En tout cas l'Uzi me fait mal. Il rebondit sur mes hanches. Mais comme il se cogne avec la ceinture cloutée de mon short en jeans déchiré, ça fait un cliquetis marrant. En plus du bruit métallique de mes New Rock c'est la grande classe. Si quelqu'un vient me faire chi.., je lui pointe mon canon dans la gue.... Et Missile me protège.
Missile... Missile où tu m'emmènes ? Toi aussi tu connais le coin. Normal ton ancienne maîtresse habitait là. Tu vas m'emmener la voir ? Je vais revoir Emily ? Mon cœur s'emballe un peu, comme la caisse d'une batterie sur laquelle taperait un vieux paraplégique. Emily, sa voix, ses yeux, ses seins, ses cheveux... Ses cheveux. De quelle couleur déjà ? Vert ? Rose ? Bleu ? Euh...
Tiens je butte sur un truc. Je baisse les yeux ! Blonds ! Voilà ! Elle avait les cheveux blonds comme ce mioche étendu par terre... Sauf que lui là il a les cheveux bruns à pois violets. Bon pour les pois je suis pas sûre, c'est juste qu'avec ce fucki.. soleil qui refuse de totalement disparaitre, je vois le monde assez bizarrement.
D'ailleurs le monde continue de m'observer. En tournant la tête je vois une bande de trois mecs baraqués qu'ont pas envie de rire. J'y fais pas gaffe et je me baisse au niveau de la chose étendue sur le bitume que j'ai du pas mal amocher en lui foutant un coup de New Rock sans la voir.

- Tiens, ta tronche me rappelle quelque chose toi.

Je passe une main dans les cheveux de l'ado. Marrant comment ils sont gras. Je crois qu'il est chez moi. J'entends pas mal parler de lui, mais je sais plus pourquoi. J'ai la flemme d'y réfléchir. Ça impliquerait de plonger chercher des infos dans cette mixture infâme qui me sert actuellement de cervelle.
Derrière moi, j'entends les types qui se rapprochent. Missile gronde mais pas contre eux, contre un gros chien aux yeux jaunes qui le fixe. Belle bête. Les racailles dans la ruelle étroite viennent vers moi, chais pas si elles vont juste passer ou chercher les em...... Qu'est-ce qu'ils me veulent tous dans ce quartier ? C'est pas comme si je venais apporter la peste...
Quoique...
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MessagePosté le: Mer 16 Fév 2011 - 22:57    Sujet du message: Publicité

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Camille la Baltringue
Personne disparue

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MessagePosté le: Ven 18 Fév 2011 - 23:59    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Camille n'avait rien pris pour une fois. Juste une bonne raclée. Il s'était rendu Chez Louis avec une envie de meurtre et sa petite gueule de minet avait provoqué ces gros lards. Ce soir là, Camille n'avait jamais eu autant l'impression d'être la plus grosse merde qui existait. Non, Camille ne déprimait pas. Juste qu'il prenait conscience, en pleine gueule, d'être quelqu'un sans aucun but si ce n'est de vendre de la drogue et d'aider ce pauvre monde à agoniser. Le jeune homme avait presque envie d'exister, pour une fois. Donc, pour bien fêter ça, il trouvait ça complètement logique d'aller se faire péter la gueule. Destruction reconstruction. C'était un principe créatif propre à notre artiste demesfesses. Vous savez bien de quoi je parle, non ?

Bref. Baltringue avait vêtu sa veste en cuir et ses rangers pour faire sa tapette dure avec son beau chien et il savait aussi que ça énervait bien les brutes en général. Il arpentait les routes dégueulasses de la partie la plus délabrée du quartier ouest, passant de temps à autre dans des ruelles sombres. Il comptait bien rester ici toute la nuit. Car il était bien connu que l'action chez les Sinewyers était la plus importante quand la lumière solaire disparaissait. Alors s'allumaient des lampadaires souvent amochés desquels s'émanait une lumière blanchâtre bien artificielle. Une lumière qui semblait rendre les bâtisses encore plus ternes qu'à l'ordinaire, vous emportant dans un monde irréel où la notion du lieu se fait secondaire.

Il faisait encore jour quand le jeune entrait dans le bar. Vingt minutes seulement et on le virait déjà, lui et sa bête. Des squatteurs avaient assistés à la scène, et se foutaient bien de sa gueule, à Camille, parce qu'elle avait joliment enflée en quelques minutes, et du sang s'écoulait poétiquement le long de ses narines pour rejoindre sa bouche... Camille n'avait donc rien pris pour une fois. Juste une bonne raclée. Il arpentait encore les routes dégueulasses de la partie la plus délabrée du quartier ouest, passant de temps à autre dans des ruelles sombres.

Quelques minutes passèrent, des heures peut être et tandis qu'on le regardait de travers, le jeune homme eu la bonne idée de suivre le soleil. C'était devenu une nouvelle évidence. Une ambition. Un truc qu'il devait réussir à faire, pour bien se prouver qu'il était Baltringue. C'était très con, comme lui, mais il est bon de se fixer des petits objectifs pour ressentir ce sentiment de satisfaction qui se fait rare en nos temps durs. Parfois, des mecs se frappaient en pleine rue mais ça n'avait l'air de déranger personne. C'était assez drôle de voir comme les Sinewyers étaient une véritable caricature d'eux même.

Putain, tout est Sinewyer. Ces murs là sont purement à l'image des Sinewyer.
Cette femme aussi! Hahahhaah putain
jamais personne n'a aussi bien incarné l'archétype de la femme Sinewyer.

 

Oui, Camille était du genre à adopter cette humeur superficielle. Mais il aimait rire tout seul dans sa tête en dévalant des rues, se foutre de la gueule des autres pendant qu'on se foutait de la sienne. C'était réciproque, il le savait, et ça ne le dérangeait pas du tout. Il y trouvait quelque chose de beau. Dans cette réciprocité je veux dire.
Puis la gamin s'était retrouvé sur une grande avenue, avec le soleil en pleine face. Après quoi il a souri comme un con, et s'est tout bonnement couché sur le sol parce qu'il avait mal à la tête. La logique dans cette action, c'est que la douleur s'intensifiait plus il marchait, et bien que le sol était super froid pour son pauvre petit cul, cette froideur avait quelque chose de reposant. Comme un glaçon sur une brûlure. Les Sinewyers étaient une espèce de mammifère bien mystérieuse, mais Camille était tout aussi spécial dans son genre. Pendant que son chien traînait dans les alentours, il resta là dix minutes, s'allumant entre temps une clope, en tête à tête avec cette boule de feu qui se rapprochait du sol, doucement. Et tandis qu'il s'abandonnait au rêve, on butta sur lui.

Oh merde, pour une fois que j'étais tranquille, bien posé comme un livre dans mon petit coin...
 

Il releva son nez ensanglanté mais à cause de l'éblouissement, n'arrivait pas à discerner le visage qui se situait au dessus de lui.

- Tiens, ta tronche me rappelle quelque chose toi.

Oh, une femme!
 

Il sentit une main dans ses cheveux qui étaient tout aussi dégueulasses que ce sol, et se décida de se lever pour voir un peu mieux la gueule de la minette.
Le temps que le point rouge disparaisse de son champs de vision - la lumière du soleil est dangereuse pour la vue, ne reproduisez JAMAIS cette expérience -, la silhouette
d'une femme au corps plutôt sympa se dessinait. Il ressemblait à un abruti à cligner des yeux, mais pouvait vraiment pas faire autrement. Puis le visage se dessina progressivement, ce nez bien droit pointé vers le haut, des yeux clairs à la couleur sombre, ces anneaux un peu partout... Ça ressemblait sacrément à...
Mais la pensée de Camille fut coupée là, parce qu'il agissait avant de réfléchir. Il mit son bras autour des épaules de la femme avant de l'embarquer dans une démarche lente qui donnait presque le mal de mer. La démarche à Camille, en fait. Et pendant qu'il soufflait la fumée de sa cigarette, il approcha sa bouche à l'oreille de cette dernière pour lui murmurer avec une bonne voix de psychopathe :

- On rêve tous de moi un jour au l'autre, en général c'est après avoir fait ma connaissance, mais tu as l'air d'être particulièrement précoce...

Il prit une mèche rose entre son pouce et son annulaire, l'index et le majeur trop occupés à tenir sa clope, pour mieux l'observer :

- J'ai toujours voulu avoir les cheveux roses, moi aussi...

Camille savait que depuis peu, les Dashingers avaient un chef. Mais ce dernier s'attendait à un homme, comme pour les autres clans. Il ne savait pas que cette nana qu'il entraînait dans son trip sans retenue aucune était en réalité sa supérieure. Parce que dévergondé soit-il, il s'y serait quand même pris autrement. Bien que des hommes suivaient nos deux Dashingers tout beaux tout frais, le jeune homme ne prenait pas en compte le monde extérieur et continuait sa route, comme un véritable autiste...



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Lexxa Daisuki
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MessagePosté le: Mar 22 Fév 2011 - 23:11    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Depuis peu, j'avais pris l'initiative de découvrir la ville par moi-même, même si je n'avais pas le courage de parler avec les habitants, je l'avais au moins pour me promener et pour explorer... mais cette fois-ci, c'était différent. J'étais dans mon lit, entrant d'essayer de dormir, mais je n'y arrivais pas... il fallait vraiment que je me change les idées. Pourquoi au beau milieu de la nuit ? Je n'en sait pas, mais une chose est sûr, c'est qu'on m'avait proposer une fois d'aller un tour dans le côté ouest de la ville si jamais je me décidais à sortir la nuit.



Le quartier est très animé en se moment. Plusieurs personnes déambulaient dans les rues... et la plus part était ivres. Mais l'ambiance était agréable. Les gens étaient en gang, un peu partout dans les rues. Moi, je suis seule sur un coin de rue, en essayant de me créer des repères qui pourrait me servir autant le jour que la nuit. Je n'aurais jamais imaginer qu'un quartier pouvait être autant mouvementé, et ce, même durant le jour...


Je décida de tourné à gauche pour totalement aucune raison... juste par pressentiment... un pressentiment qui me disait que je ferais probablement une rencontre qui jouerait sur mon avenir... un avenir encore non-prometteur. Le genre d'avenir qui peut changer en 3 secondes ou 3 ans tout dépendant de la situation dans laquelle on se retrouve.


C'est à se moment là que je vois, au loin, un mec qui se fessait suivre par une gang qui avait l'air à vouloir lui taper sur la gueule ou encore juste le prendre pour le prendre comme victime d'un attenta à leur défoulement souvent violent. Il s'approchait d'une femme qui avait des cheveux rose... des cheveux roses... ça me dit quelque chose '' des cheveux roses ''... je crois que la seule personne que je connais avec des cheveux comme eux, se sont ceux de ma chef de clan... contrairement à d'autre, je n'avais pas encore pu lui parler, mais j'avais néanmoins quelques renseignement à son propos... plus je me rapprochais, plus que je pouvais distingué clairement que le gars avec qui elle parlait, ne savait pas son statut... et même que je pourrais presque deviner qu'il fessait parti du clan... il doit au moins savoir que s'était notre chef... non ?


Après quelques instants à regarder cette scène de loin, je m'approcha... tranquillement... j'étais tellement intimidé par leur force de caractère ! Je n'aurais jamais pensé rencontrer des personnes comme eux en pleine rue et encore moins la nuit dans le quartier ouest... 


-Excuser moi, mais est-ce que vous seriez la chef des Dashingers par hasard ?


J'avais tellement posé la question spontanément que je me surpris moi-même... Je me sentais un peu idiote devant ces mystérieuses personnes...
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Alessa Tchaïkovski
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MessagePosté le: Dim 27 Fév 2011 - 15:55    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Ce mec est un peu couillon non ? Ou alors il est en train de planer sec. En tout cas sa gueule est pas aussi dégueu que ses cheveux. Enfin je crois. Parce quand mon état actuel, v'là que tout le monde entier est beau. Il est là à cligner bêtement les yeux, mais je le trouve pas dégueu quand même. Sans aucune gêne, il me choppe par les épaules et m'entraine dans une sorte de danse grossière. On tangue à droite, à gauche au milieu de la ruelle comme deux attardés. Pour ne pas passer par-dessus bord je suis obligée de m'agripper à lui. C'est loin d'être désagréable. Je me cramponne autour de la taille de ce mec qui me ballote maladroitement au milieu de ce quartier de caïds. L'intérieur de mon estomac tangue lui aussi et mon envie de gerber revient, mais il me souffle sa fumée à la figure et l'odeur de la clope me refout à l'aise. Ouais c'est zarbi, mais rien qu'à la sniffer, la nicotine me fait du bien.

- On rêve tous de moi un jour au l'autre, en général c'est après avoir fait ma connaissance, mais tu as l'air d'être particulièrement précoce...
Me murmure-t-il à l'oreille en prenant une dégaine de fou-furieux.
Je ricane alors. Ce type je l'aime déjà. Il a l'air bien déjanté. Même si j'ai pas compris tout ce qu'il vient de me chanter.
- J'ai toujours voulu avoir les cheveux roses, moi aussi...
On est tout proches. Il fait mumuse avec mes cheveux. Là je percute qu'il parle de ses tiffs. Les gens aiment bien mes cheveux roses, c'est marrant. À la base ils étaient rouges, mais c'est vrai qu'ils ont fini par décoloré en une espèce de rose pâle un peu cradingue. Fin c'est marrant alors j'ai laissé.
Je me penche alors sur son oreille et effleure délicatement son lobe de mes lèvres fines y laissant une sorte de caresse à peine perceptible. Puis je descends un peu pour souffler dans sa nuque. La grande majorité des êtres humains sont particulièrement sensibles à cet endroit. Chatouilleux ou pas chatouilleux mon fou-furieux des rues ?

- Et moi ? T'as déjà rêvé de moi ?


J'entends les pas du groupe de brutes qui se rapproche. Ça sent pas bon. Alors c'est moi qui commence à mener la danse. Je plaque l'inconnu contre un mur et me colle à lui avec un sourire de drogué. On s'écrase dans la ruelle pour laisser la bande passer. Ça vaut peut-être mieux que d'être écrasé tout court. Surtout que l'autre là il pisse déjà le sang par les trous de nez. Très sex.

- Un p'tit Mohawk rose ça t'irait tellement bien.

Les gorilles passent sans se retourner. Je me redresse alors et fout mes mains dans mes poches pour mieux observer le type en face de moi. Cet air de shooté, ce visage pleins de bleus et ce comportement de vieux délinquant. Ça m'rappelle définitivement quelque chose. Y'en qu'un seul dans mon quartier des comme ça. Et défoncée ou pas, je suis sûre qu'il est de mon nouveau clan. J'ai vu sa tronche amochée quelque part dans mon coin. Le nom me revient tout seul.

- Hé c'est pas toi la Baltringue ?


C'est là qu'une toute petite voix féminine m'interpelle.

- Excuser moi, mais est-ce que vous seriez la chef des Dashingers par hasard ?


Je tourne la tête. Une mignonette. Une brune haute comme trois pommes devant moi. Toute fine, toute choupi. Pas encore adulte, une adolescente jolie comme tout. Qu'est-ce qu'elle fout là, la gosse ? À cette heure-ci, les gamins sont censés être au lit. Elle est pas du voisinage. Vu ses fringues et son charmant minois, je dirais même qu'elle est du mien. Je fronce les sourcils. Qu'un type comme la Baltringue déambule à l'Ouest pour se faire caillasser, ça m'est égal. Il le cherche, il fait ce qu'il veut, c'est son style. En revanche, ça me fait ch... de m'apercevoir qu'une de mes adorables Dashishi se promène seule en pleine nuit dans un quartier aussi dangereux. Ouais. J'ai pas envie que toutes les filles de mon quartier soient amochées. On est censés être beaux, pas plein de bleus. Et la Baltringue ça lui donne un air d'avoir le pif en sang. Elle, ça ferait sûrement crade de voir son visage couvert d'hématomes.

- Bingo ma louloute. C'est moi la Chef.
Ça m'fait toujours aussi bizarre de le dire mais depuis peu c'est bel et bien moi la Chef des Dashingers. Ça veut dire que je dois la protéger alors ?
Je m'approche d'elle et la saisit dans mes bras avant de la faire tourner un peu vers la Baltringue. Elle fait vraiment petite la mioche. Faut dire qu'avec mes New Rock je dois dépasser facilement le mètre quatre-vingt.

- Alors princesse, que puis-je faire pour toi ? Alice se serait-elle perdue au milieu du pays des pervers, par hasard ?
J'ai un sourire mais le ton que je viens d'employer est cynique, tranchant. C'est pas vraiment une question que je lui adresse, mais un reproche et je continue de le faire savoir. C'est ni une heure, ni un endroit pour toi.
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Alexis Vanhaussen
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MessagePosté le: Ven 4 Mar 2011 - 16:04    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Je me suis extirpée de mon lit de bonne heure, ce matin là. Je ne savais pas pourquoi, mais le matin m'appellait aujourd'hui. Quand j'ai ouvert mes rideaux miteux, j'ai eu l'impression que le soleil me criait haut et fort : vient te battre, pétasse!  Alors pour l'envoyer chier à la manière Vanhaussen, je suis sortie en espérant qu'il y aurait quelques soulons à calmer chez Louis. Mais le bar était vide... déception! J'ai donné quelques coups de pieds dans une borne fontaine et, avec mon petit calibre, ait abatu quelques pigeons, mais il n'y avait aucun chalenge...  
 
Je me suis donc retrouvée dans une partie particulièrement instable du cartier. Je me balladais telle une âme en peine dans les dédales infinis des ruelles quand j'ai vu un truc rose me filler sur el nez. Les pigeons ne sont pas roses... Les chats non plus... et les bornes fontaines le sont rarement.Alors je me suis mise à courrir et je suis tombée dans un vrai petit rassemblement glamour de minettes dashingers. D'accord, les intellos me répulsent, mais les férus de froufrous me donnent envie de boire pour oublier.  
 
Mais ceux qui était là (tous sauf une brunette à l'air pur) n'étaient pas du genre habituel Dashinger. Ils étaient armés, semblaient dangereux. Taylor avait bien spécifié qu'aucun membre d'un autre clan n'était autorisé à pénétrer dans notre territoire... Alors je me suis gentiment mise en mode "fillature" . Je suis montée sur un toît, toutes issues possibles pour les suivre et ait collé mon oeil à la visière de mon sniper. Et j'ai fait quelque chose de complètement bizarre, j'en reviens toujours pas :  
 
- Morgan, ici Hitogara, besoin de renfort dans la partie C du cartier, peux-tu arriver au plus rapide , ai-je déballé dans le talkie que j'ai pris à ma ceinture.  
 
J'attendais la réponse crachotante de Morgan, la deuxième favorite du chef... je ne l'aimais pas particulièrement, mais bon... C'était connu de tous, quand on entreprend une course-poursuite à travers le quartier ouest, Morgan Livingston doit être avec vous... Alors... aurevoir le solo.  
 
Frangine, je crois que temporèlement, ce serait mieux que ce rp se passe avant notre bataille, mais bon, pas grave si t'aimes mieux me détester aprement ^^ 
 
Pour les autres, désolée de l'infiltration... mais au fait, c'est vous qui infiltrez! Arrengez-vous si vous ne vouliez pas de moi !  
 
 

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Morgan Livingston
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MessagePosté le: Lun 7 Mar 2011 - 00:19    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Désolée Alexis, mais y'a un peu de trop de peuple de prévu sur ce topic comme me l'a fait remarquer Alessa. Pour éviter que ce soit trop le bordel je ne fais que poster pour introduire Sephy.


C'était une soirée tranquille, une soirée ordinaire, le genre de soirée qu'on aurait bien voulu passer tranquilou sur sa PS3 ou peut-être devant un bon bouquin plutôt que d'aller se les peler dehors. Mais voilà, le truc c'est qu'avec une Calamité dans les pieds, Morgan ne pouvait pas tellement espérer passer une soirée tranquille. Alors que l'eurasienne avait décidé de s'accorder une petite nuit de répit, calée sous une couette, un thé à la main, plantée devant un DVD d'un quelconque film en chinois, il avait fallu que la Miss l'appelle. Prétextant un problème urgent de plomberie et insistant bien lourdement pour faire venir la runneuse, celle-ci n'avait eu d'autres choix que de laisser ses plans tomber à l'eau et de rejoindre la Princesse dans ses appartements pour jouer les super plombiers. Bien entendu, une fois arrivée sur place, Calamité l'attendait de pied ferme, un sourire insolent sur les lèvres et lui avait déballé sec qu'en fait, elle avait juste retrouvé un vieux scrabble dans une armoire et avait été prise d'une furieuse envie d'en faire une partie. Pourquoi ça ne l'étonnait pas ? Morgan s'était soudainement sentie vraiment stupide d'être tombée dans une des ruses grossières de cette nouvelle vraiment casse-pieds quand elle voulait, mais tant qu'à faire hein, maintenant qu'elle était là...
Après une mini-engueulade qui n'en était pas une, accompagnée de quelques répliques cinglantes et cyniques, voilà les deux filles installées autour d'une table à jouer... Au Scrabble ? Ou plutôt à se disputer pour savoir si la patate était un légume ou un féculent suite au mot « Patate » qui avait été composé par Morgan. Heureusement que ce débat fondamental fut rapidement interrompu par le grésillement du talkie-walkie accroché à la ceinture de l'eurasienne.

- Morgan, ici Hitogara, besoin de renfort dans la partie C du cartier, peux-tu arriver au plus rapide.

Sans appuyer sur le bouton pour qu'Hitogara ne l'entende pas, la runneuse dévisagea un moment la Calamité avec un sourire carnassier.
- Et bien, ça va être ton baptême du feu, Princesse !
Et avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, elle empoigna sa machine et se mit à parler dedans :
- Qu'est-ce qu'il y a Hitogara ? La partie C c'est celle proche des Dashingers. Me dis pas que t'as peur de deux pauvres fashions victims paumés dans notre quartier ! Je peux pas bouger là mais dans le doute je t'envoie quelqu'un.
Fin de la communication. Clin d'œil à la Miss, suivi du cliquetis d'un bic qu'on enclenche et de quelques ratures griffonnées sur un papier :
- La partie C du quartier c'est ce coin-là. Tu ferais mieux de filer maintenant, la Vanhaussen n'aime pas attendre. Maintenant si ça te gêne pas, je retourne à mon chez moi. Bip-moi pour me dire comment ça s'est passé.

Sur ces paroles, l'eurasienne se leva, adressa un salut à la Miss et se dirigea vers la porte vitrée qu'elle fit coulisser avant de disparaître dans le vide non sans un « Bon courage ! »
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Camille la Baltringue
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 20:45    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Camille n'avait pas l'odorat très développé, faut dire que la clope ne l'aidait pas spécialement. A cause des drogues, la majorité du temps, il voyait les paysages de façon assez détaillées mais les couleurs n'étaient pas son fort. Pourtant il avait développé le toucher dès sa plus tendre enfance. Il aimait le toucher, car bien que ce sens soit souvent ignoré, il était celui qui le faisait se sentir vivant. Le vent, les insectes qui vous marchent dessus, l'oreiller sauvé par l'adoucissant puis les coups, la coulure du sang, le baiser des lèvres qui touche comme une brûlure ou un glaçon, les mèches de cheveux qui vous effleurent un peu partout... La Baltringue avait ce petit faible pour les caresses et les frôlements naturels, corporels, anticonstitutionnels.

Ainsi, quand les lèvres entrèrent en contact avec sa peau Baltringue sourit comme un demeuré. Peut être bien qu'il était chatouilleux, peut être bien que ça lui plaisait même. Il lâcha un vieux rire enroué quand il sentit un souffle réchauffer son cou nu et bien refroidi. Un vent qui réchauffe et qui fait paradoxalement frisonner.

- Et moi ? T'as déjà rêvé de moi ?

Il posa son regard sur le visage de cette junkie plutôt marginale et plutôt jolie, avant de le balancer vers le ciel qui s'assombrissait. En fait le contact n'était jamais passé si simplement avec quelqu'un. Généralement on le prenait pour un con, demeuré, vaniteux, fou, intouchable, inabordable, dangereux ou merdeux. Camille appréciait cette absence de jugement de valeur. Parce que même s'il avait bel et bien la gueule en sang, cette fille sortie de nulle part l'enlaçait de son petit bras frêle sans honte et sans questions, chaleureuse et ouverte à son monde déstructuré. Alors il entoura délicatement, de ses doigts pleins de bagues, ( de peur d'en manquer, vous comprenez... ) la petite tête de cette grande nana attachante et lui déposa ses lèvres sur la tempe :


- Chaque nuit au moins depuis que je sais marcher...

La démarche se transforma en un truc plus vif et plus décidé. Un truc qui vous prend par les tripes quand vous êtes une Baltringue qui vit lentement, mais un truc plutôt rassurant, aussi. Quant la jeune femme le fit tourner dans une ruelle pour le plaquer contre un mur il se mit véritablement à rire sans comprendre pourquoi on l'amenait là.

- Un p'tit Mohawk rose ça t'irait tellement bien.

Puis il vit que la nana regardait avec attention des hommes qui passaient et il comprit. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres quand il vit la fille collée à lui avec ce sourire mutin...

Maligne cette petite...
         

Là, la phrase précédente atteignit son cerveau. Camille se visualisa, s'imaginant sans ses cheveux puis avec ce Mohawk rose. Puis il philosopha dessus. Parce qu'il y tient à ses cheveux. Mais il aime le changement et le rose, donc ça fait deux bon points. Par contre une crête quand c'est plat ça doit pas être top... D'un autre côté faut être con pour laisser ses cheveux s'aplatir quand on les a taillés comme ça... Il se dit qu'il se disait de la merde, et arrêta de penser à ce Mohawk qui aura eu le mérite de le faire réfléchir. Il se concentra de nouveau sur la jeune femme qui le reluquait. Il sentait presque son regard passer sur ses pieds, remonter rapidement son pantalon puis son bide avant de terminer le long de son torse et de ralentir sur sa gueule amochée :

- Hé c'est pas toi la Baltringue ?

Il ouvrit la bouche, prêt à sortir le grand jeu bing bing bang bang " Baltringue, c'est bien moi, à ton service ; je sais cuire des œufs, toucher mon nez avec ma langue et je peux te montrer la porte d'un nombre infini de nouveaux mondes! " Mais une petite voix se fit entendre ; il tourna la tête et la baissa pour apercevoir une silhouette féminine. Il l'observa avec attention, en comprenant directement que cette fille n'était pas d'ici. Parce que croyez le ou non, mais un visage tel que le sien est tout sauf celui d'un dur. Son expression était candide et son regard similaire à celui d'un oisillon... Son apparence bien soignée...

HEY! Une Dashin!
         

Déconcentré par l'analyse de son physique et trop fatigué pour réagir il entendit la question de loin, sans y prêter attention, l'esprit vagabond... Une voix bien affirmée cassa ce chant qui ressemblait à un murmure :

- Bingo ma louloute. C'est moi la Chef.

Son regard s'arrêta sur Alessa. Il avait l'impression de passer sous une douche froide. Sans savoir s'il appréciait son statut ou non, il se rendit compte qu'il avait agit sans se poser une seule fois la question à quel groupe cette fille pouvait appartenir. Faut dire qu'elle paraissait sortie d'un autre monde avec ses cheveux roses et sa grande taille, son visage lisse...

Ça pour être un chef... Cette nana est vraiment canon,
elle a l'air d'une policière qui a sauvé le monde...
         

Il était plutôt épaté en fait. Cette fille qui l'attendrissait d'abord, le fascinait et suscitait un intérêt encore plus grand qu'au début de leur rencontre. La surprise sur son visage était lisible et il le savait, mais ne dit rien, fixant sa Chef.


- Alors princesse, que puis-je faire pour toi ? Alice se serait-elle perdue au milieu du pays des pervers, par hasard ? C'est ni une heure, ni un endroit pour toi.

Délurée mais raisonnable. Plutôt drôle à voir. N'empêche qu'elle avait raison... Les Dashin attisaient bien l'envie de meurtre des Sinewyer et si les deux drogués étaient vêtus de sorte à se fondre dans la masse, cette fille allait certainement attirer l'attention... Baltringue se baissa pour placer son visage en face de la minette et plongea son regard livide dans le sien. Mais avant qu'il n'aie pu dire quoi que ce soit, des rires éclatèrent à l'autre bout de la ruelle. Il se redressa pour discerner les personnes qui s'approchaient et décrypta deux voix d'hommes et une voix de femme. Qui avaient l'air plutôt bien faits d'ailleurs ; ils racontaient de la merde et riaient avec ce rire caractéristique de l'Homme saoul. Il faisait trop sombre pour y voir clair mais une bouteille se brisa et fit réagir notre jeune homme... Baltringue retira sa veste en cuir pour la mettre sur le dos de la fille. Il ébouriffa les cheveux de l'adolescente et regarda Alessa avant de hausser les épaules et de lui faire un clin d'œil. Il finit par sortir de la ruelle pour arriver en plein milieu de l'avenue et gueula comme un con en regardant, tour à tour, les durs des alentours :


- VOUS SAVEZ QUOI BANDE DE TROUS DU CUL ?!
J'ai entendu dire que vous étiez des merdes !


Baltringue pensait que faire diversion pour laisser filer les filles serait astucieux... Mais il savait surtout qu'on le connaissait dans ce coin et qu'il n'allait attirer que des emmerdes au groupe, de toute façon.



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Sephy Hunter
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MessagePosté le: Sam 12 Mar 2011 - 20:12    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Au début, la soirée paraissait être des plus ordinaires. Le genre de soirée, où l'on reste chez soi, regarde bêtement la télé, lit un bouquin pourri. Normalement, je passais des moments de ce genre-là dans des bars, des discothèques, à des fêtes, bref, tout sauf dans ma piaule. Cette dernière solution était tellement désespérée, que je n'osais même pas réfléchir à la possibilité de l'user. J'étais une fille de la nuit. Je me baladais d'une boîte de nuit à une autre, cueillant l'essence fraîche de l'existence de la vie. Cette joie impure que provoquaient ces vices délicieux était ma gourmandise préférée. En deuxième se plaçait la poudre de vie. En troisième, les baisers rares et insensés de Will. C'est ce genre d'excès qui ne veulent strictement rien dire pour le futur, mais qui sont si enivrants, qu'ils en deviennent des habitudes. Car Will n'était pas seulement un homme qui m'a enlevé du futur sanglant de Mike, et m'a apprit à tirer comme une réelle championne. Will était beaucoup plus que cela. Mais je n'ai pas envie de sortir toute cette salade à propos de l'amour éternel, ou d'autres trucs aussi chiants. Même mon sauveur était plus proche de ce mot bizarroïde. Will et moi savions depuis le début que cette liaison n'aurait pas d'avenir. J'aimais mon sauveur. Il aimait la liberté. Nous formions deux mondes différents.

    
Je n'avais pourtant pas envie de sortir ce soir. En cette fabuleuse soirée de mars, je ne voulais qu'une seule chose. La poudre de vie. Cette salope me poursuivait partout, me privant de tout plaisir et projet pour un avenir meilleur. J'étais enfermée dans une prison imaginaire, - mais pas moins réelle -, dans l'impossibilité de réaliser quoique ce soit avec succès. Lorsque j'étais arrivée ici, ce n'était pas si tragique ... J'avais la pêche même, l'excitation naissait partiellement de ma passion pour la nouveauté. Mais après avoir passé exactement trois jours dans ce merdier, mon avis sur eux avait nettement changé. A ce stade-là, j'étais capable de tout, pourvu de recevoir ma poudre désirée. Pourtant, j'avais parlé avec deux dealers qui logeaient en face de chez moi hier. Aucun d'eux ne savait où en trouver. Incapables. Ils m'ont juste dit qu'il paraît qu'il y avait un mec qui vendait des trucs étranges dans le quartier des Rouges. Mais je n'avais pas envie de jouer la touriste junkie. C'est ainsi que je me retrouvais à inspecter la cuisine, en quête de nourriture quelconque qui pourrait remplacer la poudre de vie. Toutefois, tout ce que je trouvais, ce n'était que de la nourriture déshydratée immangeable. C'est après de longues minutes de recherche que je tombais sur un vieux scrabble. C'est sur un coup de tête, que j'invitais la jeune Sinewyer qui m'avait filé mon nouvel appart' contre un service assez particulier. Bien évidemment, je devais la faire venir pour une autre raison que le fait de me divertir. C'est ainsi que j'usais de mes grands talents d'actrice pour la persuader de venir réparer ma plomberie. C'était vraiment bidon, mais elle est vraiment venue. On se retrouvait à jouer à ce vilain jeu d'analphabètes rageux, mélangeant cynisme à dispute sur le fait si la patate était un légume ou un féculent. C'est à ce moment-là que quelqu'un appela la belle.

- Morgan, ici Hitogara, besoin de renfort dans la partie C du cartier, peux-tu arriver au plus rapide.

Elle s'appelait donc Morgan ? Ça lui allait bien. Néanmoins, elle allait manifestement me quitter, pour jouer les justicières. Elle paraissait être une personne très importante par ici ... Quelle jeune fille mystérieuse. Finalement, je ne connaissais  presque que son prénom. Je savais qu'elle était une Sinewyer respectée, qu'elle était forte en combat, qu'elle n'appréciait pas spécialement Alexis Vanhaussen ... Mais tout mon savoir s'arrêtait là. J'observais son expression indomptée avec fascination. Ce qu'elle était belle ...
 
- Et bien, ça va être ton baptême du feu, Princesse ! Elle empoigna ensuite son talkie-walkie. Qu'est-ce qu'il y a Hitogara ? La partie C c'est celle proche des Dashingers. Me dis pas que t'as peur de deux pauvres fashions victims paumés dans notre quartier ! Je peux pas bouger là mais dans le doute je t'envoie quelqu'un.

- Tu veux m'envoyer à ta place ? demandais-je, surprise. Elle m'indiqua l'endroit dans lequel je devais me rendre.

- La partie C du quartier c'est ce coin-là. Tu ferais mieux de filer maintenant, la Vanhaussen n'aime pas attendre. Maintenant si ça te gêne pas, je retourne à mon chez moi. Bip-moi pour me dire comment ça s'est passé. Bon courage !

C'est sur ces paroles que la Sinewyer me quitta, me laissant seule avec une mission plus que complexe à réaliser. Après avoir rangé le Scrabble, je me retrouvais à fixer la porte en silence, attendant peut-être que "Morgan" vienne me dire que c'est annulé. Mais le silence qui chatouillait mes oreilles commençait à me gonfler avec une humeur plus qu'insupportable. Je devais sortir de là. Et je ne pouvais pas décevoir l'eurasienne ... Je m'amusais donc à longer les rues du Quartier Ouest pour observer les vilains visages de ces boulets ... Ma démarche, habituellement affriolante, ne ressemblait plus à grand chose depuis que j'étais arrivée ici. C'est en maudissant ces connards de dealers dépourvus de la puissance de la poudre de vie que je vis une réelle déesse du sexe, un mec qui criait un truc pas très clair et semblait semer le trouble, et une fille qui ne leur ressemblait pas du tout, à l'endroit où je devais apporter mon aide au clan des Sinewyers. J'examinais la silhouette de la première, apercevant une réelle femme, avec des formes plus qu'enivrantes, un tas de piercings et de tatouages fabuleux, et des vêtements qui me plaisaient aussitôt. C'était exactement le type de femme pour lesquelles  vous seriez dociles comme des chiens, et vous laisseriez dresser gentiment, uniquement pour être en sa compagnie. Elle avait quelque chose de rebelle, un truc qui me manquait depuis que je n'avais pas vu Will ... Ouais, elle était la version féminine de Will. Je m'adossais à un mûr quelques mètres plus loin, pour pouvoir mieux l'observer lorsque leur petite discussion me parvint aux oreilles. Je compris alors que je devais manifestement les dégager d'ici au plus vite. Mais comment pouvais-je le faire, moi qui ne connaissais presque pas Pseudo City ? Je vais leur tirer dessus et nettoyer leurs restes après ? Non, ce n'était pas une idée convenable. Je décidais donc d'aller gentiment les aborder, en attendant que viennent les potes de Morgan. Bien sûr, lorsque je dis gentiment, c'est à ma façon ...

- Allons, on est perdus à ce que je vois ?

Je les dévisageais longuement. C'était donc à ça que ressemblaient les Dashingers ... L'autre fille était extrêmement jolie, et m'avait l'air d'une véritable aristocrate. Elle ressemblait presque à l'ancienne Sephy. Néanmoins, je ne voyais pas très bien le visage du mec. Il était visiblement trop occupé à déguiser les passants. Mais sa voix ... Cassée mais enivrante ... Me rappelait quelqu'un.

- Votre quartier se trouve là-bas ... Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée, lançais-je avec un ton indiscipliné, tout en pointant l'autre bout de la rue du doigt.


Dernière édition par Sephy Hunter le Mer 30 Mar 2011 - 19:11; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 13 Mar 2011 - 06:48    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

En voyant l'envoyée de Morgan, j'ai sourit. C'était la nouvelle et c'était la meilleure façon d'apprendre à la connaître. J'ai donc entré mon flingue à sa place et ait sourit, carnassière, avant de me laisser tomber en jouant aux acrobates dans les échafauds qui recouvraient les murs du quartier. J'ai souplement atterri aux côtés de l'autre Sinewyer, une main contre le sol, un léger sourire encore posé sur mes lèvres. Un rictus belliqueux, mis en place que pour être détesté.  Sephy avait déjà demandé aux invités inopportuns de déguerpir. Si l'avertissement ne suffisait pas, j'avais... les éléments de persuasion nécessaire...  

 
Et de plus, le petit blond m'énervait grave à crier comme un dingo en pleine savane devant sa meute de jolies filles.  

 
J'ai détaillé, comme mon père me l'avait appris, la scène dans les moindres détails, mais ne pu ramasser que de maigres ingrédients, rien pour faire un vrai tableau de la situation. J'étais, pour l'une des rares fois dans ma courte vie, en champ complètement inconnu.  

 
Je me suis passée la langue sur le lèvres. Ça allait être délectable, assurément.  

 
J'ai regardé la chef et ses deux acolytes et ait mit mes mains sur mes hanches, attendant de voir leur réaction, une main subtilement posée sur la crosse de mon glock. J'ai salué Sephy d'un coup d'oeil et d'un léger sourire. Allez, montrez-nous ce que vous avez dans le ventre mes chéris que je m'éclate un peu...  

 
Ils étaient tous mignons, dans leur genre... mes les Dashingers me donnent mal au coeur.  

 

 

 

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2011 - 18:33    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

((Hors Jeu : Désolé pour le retard, je saute le tour de Lexxa avec son autorisation.))


J'attends sa réponse. Instinctivement je me suis rapprochée d'elle et j'ai pris ses longs cheveux entre mes doigts alourdis par les bagues métalliques. J'ai ce tic débile qui fait que je me sens toujours obligée de tripoter mes interlocuteurs. Qu'ils apprécient ou non. À une époque j'avais les cheveux aussi longs qu'elle mais ça correspondait pas à mon style de vie. Trop de bière, trop de sueur, trop de clopes et pas assez de temps pour laver et brosser. Le tue l'amour par l'excellence la tignasse immonde. Alors j'ai tout coupé ou plutôt rasé. Qui a dit que les belles femmes avaient de beaux cheveux longs ?

- Alors Alice, le Chat du Cheshire aurait-il avalé ta langue ? Raaaaoooour.

Peut-être a-t-elle un peu peur. Allez Alessa, prends ton plus beau sourire de pédophile en série et essaye de la rassurer me suis-je dit. J'ai poussé un petit ronronnement en espérant qu'elle me réponde ou au moins qu'elle me sourit quand un bruit de verre cassé a interrompu mes ronrons.
Je claque des doigts, Missile arrête de faire chais pas quoi avec le chien de la Baltringue et revient par là. Il vient se poster derrière moi et retrousse les babines, au taquet devant ce groupe visiblement bien imbibé et représentant une menace non-négligeable. Personnellement une petite bagarre de rue ne me gênerait pas tellement. Un bon coup de bouteille sur mon crâne me réveillerait peut-être parce que j'ai toujours le cerveau en bouillie mais bon, faudrait pas non plus que je passe à tabac dès mon premier jour en tant que Reine. Ce serait vachement ballaud quand même... Puis bon, si j'ai une Dashishi qui finit à l'hosto en même temps, ça la fout sacrément mal. En plus Baltringue a compris. Pas trop cou.llon le bestiau. Il pose son manteau sur les épaules d'Alice et part gueuler au milieu de la rue :


- VOUS SAVEZ QUOI BANDE DE TROUS DU CUL ?!
J'ai entendu dire que vous étiez des merdes !


Enfin pas trop cou.llon, tout est relatif. Sifflement amusé de ma part. Et visiblement, les gens ne tardent pas à réagir à la provocation. Baltringue a une tête à se prendre des baffes mais c'est sûrement pas assez pour qu'on nous foute la paix. S'il tient à vomir ses tripes dans son sang c'est pas mon problème mais maintenant toute l'attention est braquée sur lui et donc sur nous. Joli, Baltringue, vraiment. Pas trop le choix. J'peux pas aller dans le sens inverse vers la bande avec la Miss. Ce serait comme apporter un p'tit garçon pieds et poings liés à un vieux paroissien et oups... Je prends donc Alice par la main et l'oblige à avancer à grands pas pour sortir de la ruelle et me planter derrière le junkie qui hurle comme un mauvais chanteur de deathcore.
Bon le quartier mère est pas loin, si je sprinte avec la petite on a peut-être une chance. Mais c'est un peu c.n quand même. Le chat ne poursuit que les souris qui courent, naon ?


- Votre quartier se trouve là-bas ... Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée.

Je tourne la tête. Tiens. Une prostituée Sin'... avec un flingue ? Original. Même leurs p.tes sont armées. C'est vraiment des gros chtarbés quand même. Quoique... Jeune pour une fille de joie ? Fin moi je dis ça, je dis rien. Y'a pas d'âge pour commencer. En tout cas elle a la bonne bouille mais pas les formes. Dommage. Ça ne l'empêche pas d'être délicieusement provocante. Et paradoxalement la petite est bien polie. Sympa. Trop même.
Et zioup, une autre minette qui apparait avec une pirouette tout droit tirée d'un mauvais manga pour gosse. Il pleut des jolies filles dans ce quartier ? Je dévisage les deux Sin'. Elles sont assurément pas ordinaires celles-là. Beaucoup trop jolies et intéressantes pour être des cat.ns des Sin. Et pas assez baraquée pour être des gorilles. Marrant. Les deux ont des flingues et elles le mettent en évidence. C'est à qui aura le plus gros ? Complexe d'infériorité par rapport à mon Uzi ? Ouais je comprends.
Normalement je devrais prendre la fuite, mais non, pas envie. Après tout je suis sous extasie. Pas censée être logique dans mes agissements. Je tire Baltringue par le col, le ramène vers moi et m'adresse à mes deux Dashishi. Supers alliés en cas de conflit. Entre une princesse et un type qui sait même pas gueuler correctement. M'en fous. Je veux jouer.


- Ta gueule Baltringue. Avec tes cris de putois tu vas rameuter toute la racaille du coin. Et toi Alice, si tu tiens à tes fesses, tu vas suivre gentiment la direction indiquée par la Madame.

Le sourire narquois de la ninja sortie de nulle part me donne envie lui dégobiller dessus. En tant que belle femme je déteste qu'une autre belle femme vienne rouler ses atouts sous mon nez. La provocation est vraiment trop belle pour ne pas y répondre. L'Uzi dans une main et le chien collé aux New Rock, je m'approche d'elle tout en portant une clope à ma bouche, me stoppe tout près, dégaine le briquet accroché à mon cou et joue avec la flamme juste devant ses yeux d'un violet hypnotisant.

- Alors c'est ça la garde de Taylor ? J'allume. Les mecs de ce quartier doivent vraiment rien avoir dans le fut'... J'inspire. Pour laisser leurs nanas faire le boulot à leur place. Et je recrache toute la fumée dans son joli visage avec un rictus aussi dédaigneux que le sien. Mes doigts tapotent le métal de mon arme à feu. Missile s'est placé juste derrière elle, la bave aux lèvres. Entre chiennes de rue, ça promet d'être beau tout ça.
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 11:36    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Musique

C'est drôle de voir à quel point les gens ont une approche différente des choses. Certains Sinewyers, qui ont l'air d'être les plus anciens, se mettent à se marrer et du coup je suis presque tenté de me marrer moi aussi. J'suis vraiment grave... Mais voilà les petits jeunes qui arrivent avec un air hargneux qui dit qu'ils vont me péter la gueule. Je les connais aussi ceux là ; ils débarquent et leur haine est tout aussi fraîche qu'un bon morceau de poulet. Ils veulent montrer au monde entier qu'ils sont les maîtres. D'ici un peu plus de six mois ils seront frappés par la désillusion. Ils comprendront dans un premier temps qu'ils sont tous fait de la même merde et ensuite, qu'ils crèveront un jour.
Et moi je continuerai de me marrer et de souffrir avec l'Humanité... 
             
 
 
 
Camille ne bougea pas et resta planté là en attendant que le groupe se rapproche. Quatre hommes à l'allure punk l'encerclèrent et il sortit son paquet de clope pour s'en allumer une. Le fait de montrer ouvertement qu'il n'était pas intimidé centra encore plus l'attention sur lui. Il s'attendait à se prendre des coups mais savaient qu'au pire des cas il finirait avec le nez pété. C'était une Baltringue, il pouvait pas mourir sous les coups. Il tira une longue taf et balança sa tête en arrière pour libérer quelques secondes plus tard un nuage de fumée. Profitant de cette façon de jeter un coup d'œil dans la direction des deux fuyardes, ils se rendit compte qu'elles avaient été arrêtées. Voyant que le plan était complètement raté il regarda tour à tour les gars qu'il avait insulté :

- Je suis fatigué, je vais rentrer chez moi maintenant...

Camille était sacrément drôle. Il se fraya un passage parmi les jeunots qui ne savaient pas comment réagir face à un débile. Un Sinewyer envoya un coup de poing dans le ventre de Camille pour montrer qu'il se dégonflait pas, et la clope de Baltringue tomba au sol. Tous attendaient de voir sa réaction et la scène devenait de plus en plus folklorique. Le minet resta d'abord penché, parce qu'un coup bien placé dans le ventre ça donne l'impression qu'on va crever dans les heures qui suivent d'un poignard dans le bide. Puis il ramassa sa clope et se la ralluma avant de lâcher dans un gémissement :

- Merci vieux, j'en avais vraiment besoin...

Là il allait s'en prendre une deuxième mais une main rassurante le pris par le col avant de l'obliger à fuir le ring. Camille se sentit comme un gamin mais il avait sacrément mal au bide, et son visage qui avait bien souffert en début de soirée commençait à devenir insupportable. Trop de douleur pour un seul soir... Il se dit intérieurement qu'il ne reviendrait pas de si tôt, il avait payé pour toutes ses conneries. Baltringue se laissa traîner en tirant sur sa cigarette et en chantant une musique.

- Ta gueule Baltringue. Avec tes cris de putois tu vas rameuter toute la racaille du coin. Et toi Alice, si tu tiens à tes fesses, tu vas suivre gentiment la direction indiquée par la Madame.


La Madame ? Il se rendit compte de la présence des deux Sinewyers plutôt sexy qui se dressaient devant lui. Même si leur air sérieux et hautain avaient quelque chose de particulièrement irritant aux yeux d'une Baltringue. Son clebs imita Missile et vint se coller à ses pieds.

Sont drôles ces chiens, on croirait presque qu'ils sont en concurrence...
         
     

- Alors c'est ça la garde de Taylor ? Les mecs de ce quartier doivent vraiment rien avoir dans le fut'... Pour laisser leurs nanas faire le boulot à leur place.


Je me met à rire comme un gros con cette fois-ci, non mais cette nana a vraiment un truc...
Genre une répartie vraiment drôle, moi j'aime bien les emmerdeuses.
Le regard des minettes devient noir et je peux pas m'empêcher de rire à gorge déployée,
même si le sang séché tire ma peau et que je sens que mon nez se remet à pisser le sang.

         
     
Putain j'ai mal partout!
         
     

Camille avait un bel humour de merde. Le pire dans cette histoire c'est qu'il savait depuis longtemps qu'il développait des fous rires solitaires dégradants mais il ne s'en privait pas parce qu'il adorait rire. Seul ou accompagné. Son manque de discrétion et son ton de taré avait le mérite d'attirer l'attention. Un vrai boulet ce gars... Il pointa son index et son majeur qui tenaient sa clope vers les filles et simula le bruit d'un flingue. Il la remplaça entre ses lèvres en sang et lança un plat et honnête :

- On devrait se casser, ça pue la merde.

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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 19:07    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

Rape me, my friend.
       

Épuisée, mais assez curieuse de voir la réaction des Dashingers, je demeurais silencieuse en observant une autre Sinewyer arriver derrière moi. Elle devait être la Vanhaussen qui avait appelée Livingston. Une fille dotée d'une extrême beauté en fait ... Mais aussi très bien équipée, elle ressemblait à l'incarnation parfaite d'Athéna. Son expression pugnace ne me laissait pas la possibilité de remettre en question son envie de combat. Elle cherchait la bagarre avec les Rouges ? Quelle idée excellente. Je ne pourrais pas être accusée de provoquer les altercations pour une fois, vu que ce sont ces boulets qui l'ont cherché. Finalement, je commençais à
apprécier cette ville de tordus. Mais d'un autre côté, c'est la bombe du groupe qui semblait être leur Chef. Et vu sa belle gueule, je n'avais pas vraiment l'envie de la frapper. Malgré une de mes chansons préférées, que j'écoutais via mon iPod, j'entendis sa voix provocante parler à ses vassaux:

- Ta gueule Baltringue. Avec tes cris de putois tu vas rameuter toute la racaille du coin. Et toi Alice, si tu tiens à tes fesses, tu vas suivre gentiment la direction indiquée par la Madame.

Le mec s'appelait Baltringue ? Je ricanais en remettant en place mes holsters de cuisse. Quel surnom de merde ! Il me faisait presque pitié, maintenant ... La reine des fashion victims s'avança vers l'autre Sinewyer, et se mit à faire mumuse avec un briquet devant ses yeux. C'est qu'elle était dangereuse, la fille.

- Alors c'est ça la garde de Taylor ? Les mecs de ce quartier doivent vraiment rien avoir dans le fut'...  Pour laisser leurs nanas faire le boulot à leur place.


Elle avait pas tort ... Mais bon, vu que c'est quand même Morgan qui m'a confié la tâche, je devais être sympa et les faire dégager d'ici. Normalement, j'aurais probablement été à leur place, à venir foutre la merde dans un quartier ennemi. Chercher la mort, c'était ma passion. Je me ramassais toujours quelques coups, mais rien de bien sérieux. C'est ce qui m'encourageait à continuer de faire n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand. D'ailleurs, c'est assez bizarre quand j'y pense ... Je dois être bénie pour avoir été une si bonne chrétienne. Ou alors c'est parce que j'ai aidé la société en participant à n'importe quelle manifestation qui s'annonçait sanglante. La Chef des Rouges parlait aussi d'un certain Taylor. Il me semble que c'est le Chef des Sinewyers. C'est marrant, je l'ai pas encore rencontré. Mais bon, par ici, on n'a pas besoin de rencontrer le Chef d'un clan pour en faire partie. Ouais, moi aussi ça m'avait surprise. Pendant que l'autre fille, - qui avait enfin réussit à allumer sa cigarette -, recrachait sa fumée dans la face de mon alliée, je voyais l'autre Baltringue se marrer. Ce gars me rappelait vraiment quelqu'un. En même temps, ils viennent tous de Mighan, pas étonnant que j'en connaisse un ou deux. Et pourtant, il attira mon intérêt d'une manière un peu trop concentrée à mon goût. Je m'approchais de l'autre fille, audacieuse, malgré le danger qui s'annonçait être considérable. Je lui volais sa clope, et lui lançais:

- J'espère que t'as pas l'herpès ou une autre saleté du genre, chérie. Je la plaçais entre mes lèvres, tirais une latte et soufflais dans le vide, les yeux entrouverts. J'aime trop tes poumons pour te laisser les abimer avec cette merde.

Tout le monde savait que la Chef des Dashingers était une excellente grunteuse. Il était vrai que j'étais assez nouvelle par ici, mais je n'étais pas assez paumée pour n'avoir pas entendu les conneries quotidiennes qui sortent de la bouche des gens. C'est pas comme si je l'avais entendu le faire, aussi. Mais bon, au fond, je m'en foutais un peu. Je cherchais uniquement à la faire bien chier pour qu'elle se casse.

- On devrait se casser, ça pue la merde.

Ouais, exactement. En voilà un qui avait comprit le message qu'on essaye de faire passer depuis un quart d'heure. Il n'est pas si con, finalement, non ? Je fis tomber la cigarette, et l'écrasais minutieusement sur le sol, tout en reposant mon regard sur la beauté fatale des Dashingers.

- Maintenant Darling, je tiens à ce que toi, la vache sur tes godasses, et tes précieux potes suiviez le conseil de l'autre "Baltringue", crachais-je en appuyant sur le nom de l'autre malade, pour qu'on ait un peu d'air pur. Vois-tu, le parfum bon marché des putes Dashingers ne m'emballe pas trop. Je tournais la tête vers le mec. Et quand je dis putes Dashingers, je parle aussi de toi, clodo.

L'autre fille continuait de tapoter son flingue du bout des doigts, amusée. Elle essayait de nous faire peur en nous montrant qu'elle a un revolver ? Surprise ! Moi, j'en ai deux. J'attendais la réaction de mes chers interlocuteurs,  en me concentrant sur le chef d'œuvre de Nirvana.
 


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Féminin Poissons (20fev-20mar) 猪 Cochon
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 22:54    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

En m'approchant de notre nouvelle chère chef adorée, je me rendis compte qu'il y avait un jeune en sa compagnie. Je crois qu'il s'appel Camille. Et bien quoi ? Il y a tellement de rumeurs qui cours sur lui chez les dashins que ne pas le connaître reviendrais du miracle.Il revient souvent avec une lèvre fendue ou encore une joue en sang. Mais bon, je me suis retrouver coller à la chef qui me posait des questions. Elle jouait même avec une de mes mèches de cheveux rebelles. Elle la tourna autour de son doigt.


Camille était parti vers une gang de rue contre qui il allait se battre... encore... mais je ne crois pas que c'était le pire. Une jeune Sinewyer était arrivée face à nous. Elle avait les cheveux longs et noir. Un visage attrayant. Ses vêtements étaient du moins bien agencés... Mais elle avait un regard perçant comme un sortilège... quoi que c'est un peu trop pousser sur ce point-là. Sérieusement, j'aurais mieux aimer être dans son clan en ce moment que dans l'adverse. Elle a deux révolvers en main... un dans chaque...


Alessa était reparti vers Camille pour le ramener vers la beauté fatale. Lui qui voulait se faire donner des coups de poings et qui avait déjà de la misère à respirer après un coup dans le ventre. J'avoue que le gars qui lui a envoyer n'est pas du style ''feluette''.


- Ta gueule Baltringue. Avec tes cris de putois tu vas rameuter toute la racaille du coin. Et toi Alice, si tu tiens à tes fesses, tu vas suivre gentiment la direction indiquée par la Madame.


C'est à se moment qu'une silhouette apparue à l'arrière de notre ''police locale des Sinewyers''. Non mais ! C'est pas vrai ! une deuxième fille qui se pointe ?! Il va en arriver combien des bombes sexuelles du clan adverse ?? Une vrai déesse celle-là ! Ça doit être une des préférées du chef Taylor puisqu'elle se tient devant nous avec un revolver elle aussi... Mais bon, en la traitante de désees, il faudrait exclure le fait qu'elle nous regarde comme si elle voulait nous écorcher vivants.


C'est au bout d'un moment que je me rends compte que j'étais dans la lune, du genre: trop dans mes pensée. Je me suis aperçue que la situation viraient proche de la bagarre. Déjà qu'une des deux était entrains de niaiser Alessa comme j'ai jamais vu ça...


- J'espère que t'as pas l'herpès ou une autre saleté du genre, chérie. Tu vois, j'aime trop tes poumons pour te laisser les abîmer avec cette merde.


C'est pas vrai ! Elle vient carrément de lui enlever sa cigarette !


- On veut surtout pas de trouble, on était juste venus en ''reconnaissance'' vu que vous êtes le seul quartier à posséder un bar. Alors je crois que je vais retourner vers notre quartier. Camille, tu viens avec moi ? et... euh... Alessa, tu viens avec nous ?


Déjà que la chef venait de se faire enlever sa clope, l'irritée deviendrait du suicide. C'est alors que la Baltringue sorti un truc du genre:


- On devrait se casser, ça pue la merde.


Et voilà que la plus jeune des deux nouvelles venues commence à niaiser Alessa. J'ai comme un mauvais pressentiment sur la fin de cette rencontre...


- Maintenant Darling, je tiens à ce que toi, la vache sur tes godasses, et tes précieux potes suiviez le conseil de l'autre "Baltringue" pour qu'on ait un peu d'air pur. Vois-tu, le parfum bon marché des putes Dashingers ne m'emballe pas trop. Et quand je dis putes Dashingers, je parle aussi de toi, clodo. 


Et elle insulte Camille en plus ? Elle a vraiment du culot ! Et merde que j'hais me sentir seulement spectateur ! J'ai l'impression d'être un fantôme dans ces moments-là !
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Alessa Tchaïkovski
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MessagePosté le: Mer 4 Mai 2011 - 11:12    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant



Quel joli couple de catins. Je comprends mieux maintenant pourquoi ce quartier entretient le commerce de proxénètes le plus important de la ville. Pas qu'elles soient plus jolies que mes Dashishis, disons seulement qu'elles ont toute la classe et la distinction nécessaires au métier. Et celle qui a l'air la plus jeune ne se gêne pas pour me le prouver. Elle me vole ma clope et se permet de m'insulter ouvertement avec une ironie qui me fait grincer des dents. Je déteste ce genre de pisseuse. Si jeune et déjà suicidaire, c'est triste. Et puis m.rde on dirait moi avec quelques années en moins et je déteste la concurrence. Ça y est je peux pas la saquer celle-là. Elle a pas compris qui je suis ? Ou alors elle le fait exprès pour me faire ch.er. Elle doit s'attendre à ce que je me vexe et que je me casse ou bien à ce que je sorte carrément de mes gonds et lui en colle une. Et honnêtement, c'est pas l'envie qui m'en manque. Mais bon, étant moi-même une g.rce, j'ai l'habitude de ce genre d'insultes et encore plus de ce style de môme insolente mal dressée. Bonjour je suis une rebelle, je veux montrer à tout le monde que je n'ai peur de rien ni de personne et le jour où on m'en foutra une je viendrais pleurer dans les bras de papa et maman. C'est qu'une gamine comme les autres qui a mal grandi. Comme les bambins elle va enchaîner les c.nneries jusqu'à ce quelqu'un la remette à sa place. Je me demande quand même ce que Taylor fout pour éduquer ses chiens comme ça. S'il lui ne le fait pas, moi je le ferais. Et mon sourire s'étend encore. J'explose d'un rire mauvais au nez de cette mini-p.te qui fait deux têtes de moins que moi et se croit intimidante avec son beau joujou et sa voix niaise. Vraiment. Depuis quand les mini-keums fument, s'habillent en trainée et se permettent de lancer des insultes à leurs ainés ? J'ai loupé un épisode moi.
C'est la guerre qu'il cherche, l'autre c.n de Taylor ? Ça l'aurait tué d'envoyer quelqu'un d'un peu plus diplomate pour me dire de partir si je gène ? Après tout c'est pas la première fois que je suis dans le coin mais c'est bien la première fois qu'on me dit de dégager de façon aussi aimable. En fait je comprends maintenant pourquoi Dashingers et Brainstormers sont alliés : c'est juste pour lui péter la gueule. Tu m'étonnes que les Sinewyers soient en grippe avec tout le reste de la ville avec un comportement pareil.


- Hé la môme, t'es une comique toi. Je récupère ma clope mais ne la porte pas à mes lèvres sur lesquelles mon sourire carnassier s'est soudainement effacé. Fais gaffe mini-p.te, tu t'attaques à plus gros que toi. C'est l'heure du carnage. Je ne recule pas face à elle. Ma tête se penche vers elle et je colle mon front au sien, la regardant droit dans les yeux. En même temps une main fine se glisse dans sa nuque délicate, la serrant avec assez de poigne pour l'empêcher de détourner le regard bien que je doute qu'elle le fasse. Où t'as appris à japper comme ça, gamine ? Télé ou facebook ? Et puis ta maman elle t'a jamais dit que l'herpès c'était très contagieux ? Ce serait c.n que je te l'ai refilé, non ? Mais après tout avec ta grande gueule j'pense que t'as pas besoin de moi pour le chopper.
Je hais les gosses qui te parlent avec leur MP3 aux oreilles, b.rdel. Je suis si proche d'elle que je peux entendre un air de Nirvana connu. Encore heureux elle écoute pas de la m.rde commerciale, mais ça n'excuse rien en son affront. Puis pour avoir un Ipod comme ça, cette fille doit vraiment être une fille à maman, ou alors une fille qui se fait bien entretenir par ses clients. Mais dans le fond je suis juste sûre que c'est qu'une gosse qui n'a aucune expérience dans le domaine. J'ai le flair pour ça. D'un geste vif, j'arrache les écouteurs de ses oreilles.
- Maintenant écoute bien les conseils de Tata Alessa ma chérie. Même si c'est pas bien compliqué, ouvre bien grandes tes oreilles et concentre-toi. D'abord quand on adresse la parole à quelqu'un on dit « Bonjour » et quand on souhaite quelque chose on ajoute un « S'il vous plait ». Ensuite la prochaine fois que tu me parles comme ça je te ferais moi-même manger ta jolie langue, histoire que tu apprennes à la tourner sept fois dans ta bouche avant de l'ouvrir. Enfin tu diras à ton patron qu'à partir de maintenant, le premier de ses c.uillons qui s'aventurera chez moi aura le droit au même comité d'accueil qu'ici.

J'aime pas les menaces qui aboutissent à que dalle mais même moi j'ai compris que la situation n'était pas à mon avantage. Surtout que l'autre Baltringue se fait tabasser et qu'Alice est en train de flipper grave. Elle va encore me narguer grave et répliquer un truc encore bien méchant mais là y'a rien que je puisse faire. Et franchement je pense qu'elle non plus. Ils sont déjà mal barrés avec les Brainstormers et avec les Haughters, s'ils tirent sur la nouvelle meneuse des Dashingers ce serait comme une déclaration de guerre. La clope qu'elle m'a volée est toujours dans ma main, plutôt que de la jeter, je décide de l'écraser sur l'épaule de l'insolente Sinewyer qui a osé me narguer avec un rictus méprisant avant de me tourner vers Alice que je prends par la main et de me diriger vers la Baltringue qui s'est pris une nouvelle volée. L'un des couards qui l'a tabassé essaye de me stopper en posant une grosse paume velue sur mon épaule mais ça y est je suis de mauvais poil. Mon poing se serre et lui arrive en pleine figure avec tout son arsenal de grosses bagues en métal. Le type recule plus loin, la face en sang et complètement abasourdi. Je crois que maintenant tout le monde a compris que le prochain qui s'approche je l'étripe net, surtout que Missile est revenu vers moi et tourne autour de sa maîtresse les lèvres retroussées et écumant de bave. Je secoue ma main engourdie sur laquelle coule un vieux liquide gluant et rouge puis fais signe à Baltringue de me suivre. Libre à lui de m'obéir ou pas. Tant que je suis là, on s'en prendra plus à lui mais après...

- L'autre naine a raison. On s'tire. J'aime pas écraser de la m.rde Sinewyer.

C'est sur ces belles paroles que j'entraine Alice sur mes pas et me redirige vers mon quartier. Personne va me retenir de toutes façons.
Quand je rentrerais il faudra pas que j'oublie de raconter ça à Damon et d'annoncer publiquement désormais à mon clan que les Sinewyers sont devenus les ennemis principaux du quartier. Je suis sûre qu'un jour où l'autre ces c.ns vont tout faire péter et ce jour-là moi et mes Dashingers, nous n'aurons plus qu'à nous jeter dans le tas et perpétuer le massacre dans lequel ils se seront engagés. Voilà qui me semble délectable. J'ai hâte. Surtout qu'elles ne payent rien pour attendre ces deux catins.
C'est une bataille de gagné pour eux mais j'ai pas encore perdu la guerre. J'ai une excuse parfaite pour aller foutre ce bled de m.rde à feu et à sang au prochain incident. Je compte bien faire en sorte que bientôt ils se mordent les doigts pour avoir osé me dégager d'une façon pareille.
Pas besoin de prier pour obtenir mon épidémie : je l'ai maintenant eue et dans les jours qui suivent c'est une ambiance pestilentielle qui régnera entre le quartier Ouest et Sud.


((Hors Jeu : Je me permets de me retirer du topic en embarquant Lexxa (et éventuellement Camille) avec moi. Vous êtes libres de continuer ou de vous arrêter sur cette fin.))

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Camille la Baltringue
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2011 - 19:52    Sujet du message: Pray for Plagues Répondre en citant

- Maintenant Darling, je tiens à ce que toi, la vache sur tes godasses, et tes précieux potes suiviez le conseil de l'autre "Baltringue", pour qu'on ait un peu d'air pur. Vois-tu, le parfum bon marché des putes Dashingers ne m'emballe pas trop. Et quand je dis putes Dashingers, je parle aussi de toi, clodo.

Camille se marra comme un déluré. Il se faisait insulter par un bout de femme qui avait le cul et les seins à l'air, et qui se foutait bien de sa gueule en plus. Et il trouvait ça plutôt drôle. Une scène ridicule, des paroles qui sonnaient si faux et qui étaient dîtes avec un air si sérieux. Mais entre nous, c'était une fois de plus le plaisir de se faire insulter qui ressortait à travers le rire éraillé du pauvre dingue. Il allait applaudir quand il se prit un bon poing en pleine gueule. Son rire avait vraiment fini par énerver un dur qui trainait là. La claque fut efficace puisque son sourire s'évanouit net :

- Ben vas-y connard, si tu me frappes donne moi au moins le maximum!

Sur quoi il écarta les bras avec fierté et laissa la brute se ruer sur lui avant de commencer un combat. Il envoya un coup de genoux dans les parties génitales du Monsieur, parce qu'il savait à quel point cette souffrance était atroce. L'homme assez body-buildé était chauve et plutôt fort, il ressemblait littéralement à une boule sur laquelle on aurait collé des pics métalliques pour la rendre plus crédible. Une fois que La Boule était plié en deux, Camille se donna à son coup préféré qu'il reproduisait à chaque combat ; il prit sa tête fermement entre ses deux mains avant de l'éclater sur son genou. Monsieur la Boule avait mal, mais il voulait pas partir comme ça. L'occasion de se racheter s'offrit à lui quand Alessa se dirigea vers notre camé, il se pointa devant elle avec ses petits yeux rentrés et la fit reculer avec sa patte, espérant bien l'énerver pour pouvoir engager une revanche. Mais c'était décidément pas le jour à Bouboule, qui se prit pas moins de cinq traces de bagues en un coup. Il décida enfin d'écouter son instinct de survie et partit.

Le jeune homme reprit conscience et regarda un instant Alessa qui lui faisait signe d'une main ensanglantée. Puis son regard se posa sur la petite Sephy. Et là, OUI, là. Mesdames et Messieurs Baltringue retrouvait la mémoire pour la première fois dans sa vie. Des images défilèrent en un éclair dans son esprit et il se souvint de tout. De la pluie et de son odeur, de cette petite qui voulait sa poudre. De ce deal qui avait mal tourné. Mais surtout il se souvint de l'odeur de poudre du canon frai, neuf. Le monde tournait au ralentit pendant ces six secondes où Baltringue se remémorait la scène de sa presque mort. Il avait passé trois mois à l’hôpital après une semaine de coma. Le sang, il avait perdu trop de sang et c'était la merde pour trouver la bonne transfusion.

Il ne voyait qu'elle et son visage n'avait jamais autant inspiré l'indignation et le sérieux. Aucune expression, juste la rage dans les yeux. Et tandis qu'il s'approchait d'elle, elle continuait de le fixer avec son air naturellement provocateur. Une fois arrivé à destination Camille perdit littéralement les pédales. Sa main empoigna le cou de la Sinewyer avec violence. Dans une secousse, il sortit un flingue qu'il avait dans sa ceinture. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Camille détestait profondément les armes. Ce n'était pas noble de tuer avec une balle. La mort devait se mériter et elle ne pouvait être donnée aussi facilement.Baltringue appuyait sans réserve le canon contre la tempe de son bourreau. Quand il vit une étincelle dans les yeux de sa victime, il comprit qu'elle avait comprit. Il haussa le ton :

- Les souvenirs reviennent chérie ?! Ce flingue contre ta tempe peut t'ôter la vie dans les secondes qui suivent. Apparemment t'en as conscience puisque tu t'en sers! Tu sais, de tous mes clients les plus désespérants t'es bien la plus grave. Jamais on m'a tiré dessus. Jamais pour une histoire de poudre. C'est médiocre! Tu voulais de la poudre ?! Je vais te donner celle de mon vieux flingue, elle atteindra directement ton cerveau.

Camille était le genre de personne qui perdait rarement possession d'elle même. Mais il gardait ces moments mystérieux où la colère vous envahit tant qu'elle vous ferait oublier vos plus grand principes. Baltringue sentait son cœur dans son index, il sentait la détente qui supprimerait un être qu'il avait méprisé chaque jour. Chaque jour où il devait rester couché parce qu'une gamine effrayée par ce corps qui se vidait de son sang, sous cette pluie battante, l'avait laissé agoniser. Les secours avaient été alertés deux heures plus tard et bien que la plaie était superficielle, le froid et le temps avaient aggravés les conséquences. Baltringue aimait la vie, c'était certainement la seule chose qui avait de l'importance à ses yeux, au fond.

Et on perd vite les pédales, quand on essaie de vous prendre la chose la plus chère à vos yeux.

_________________
À nos vies de merde, dans ce monde de merde, qui tire à sa fin.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:24    Sujet du message: Pray for Plagues

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